• Accueil
  • > Recherche : couple hijab amoureux

Résultats de la recherche pour ' couple hijab amoureux '

La société de l’image

 diaporama_photo  - MAD1397_098-1

*L’image a acquis un statut privilégié dans les sociétés modernes. Sa consommation et sa diffusion n’ont jamais atteint auparavant une telle profusion et un tel impact dans différents domaines de la vie quotidienne, notamment celui de la communication, (télévision, journaux, internet, cinéma, etc…)… A tel point que de nombreux chercheurs et sociologues, faiseurs d’opinions, (hommes politiques, illusionistes et trafiquants de preuves en tout genre), cinéastes, artistes, journalistes et d’autres (en publicité, réclame, commerce) s’intéressent constamment à l’image et son impact sur la société et les individus. Cependant des questions se posent: Faut-il faire confiance aux images? La photo ou l’image représente-t-elle toujours la réalité? Doit-on avoir un doute sur l’apparence des choses et leur représentation. 

*multiplication des supports visuels

*vérité, illusion et mensonges sur l’image

Faut-il faire confiance aux images? L’ancienne doctrine philosophique voulait qu’on ne leur fasse pas crédit. En religion, l’histoire de l’image a balancé entre rejet et confiance excessive. La raison n’est pas seulement technique: l’image est toujours un point de vue partiel sur le monde réel. 

*Quoi de plus vrai que ce que l’on a vu de ses propres yeux ? Le témoignage visuel passe pour l’un des plus assurés, et des expériences modernes nous montrent que le sens de la vue est chez l’homme, autrement plus sollicité et fiable qu’il ne l’est cgez le chien ou la chauve-souris.Pourtant, depuis que les philosophes existent, un doute plane sur le monde visible. Pour Platon, le monde des choses apparentes est un monde d’illusions. A fortiori lorsque, par quelque moyen manuel ou mécanique, nous nous efforçons de reproduire ce que nous voyons, nous avons toutes les chances de ne retenir de la réalité que son apparence trompeuse. Ainsi, pendant des siècles, en dépit de l’évidence immédiate que nous apporte la perception visuelle, le doute plana sur les objets visibles ( comme les étoiles) dont la nature ne pouvait être vérifiée par aucun autre moyen que la vue: ni par le toucher, ni par l’odorat, ni par l’audition. Ainsi naquit le doute sur l’apparence des choses et leur représentation. (sources: Sciences humaines)

****************

Before the creation of the EPA, New York was one of America's most polluted cities, 1966

PHOTOS HISTORIQUES À PARTIR DE POINTS DE VUE QUE VOUS N’AVEZ JAMAIS VUS AUPARAVANT

*Alors qu’une photo peut valoir mille mots, les photos historiques valent bien plus que cela. Une bonne photo historique peut nous plonger dans une autre époque, nous permettant d’éprouver de l’empathie pour un moment particulier difficile à imaginer autrement. Beaucoup d’entre eux se sont produits avant que de nombreux lecteurs soient encore vivants.Voici quelques favoris qui méritent réflexion. Toutes les photos sont réelles*omgcheckitout.com

*Par Nathan Simonson –25 avril 2017

The wives of the astronauts on the Apollo 8 mission at the moment they heard their husbands voices from orbit, 1968

Les épouses des astronautes sur la mission Apollo 8 au moment où ils ont entendu les voix de leurs maris depuis l’orbite, 1968

Construction du Golden Gate Bridge, 1934

***Construction du Golden Gate Bridge, 1934

Air hostess and steward serving Scandinavian Country Style Buffet, SAS Scandinavian Airlines, 1969

**Hôtesse de l’air et steward desservant buffet scandinave Country Style, SAS Scandinavian Airlines, 1969

A Forgotten Age of Open-air Schools in the Netherlands, 1957

**Un âge oublié des écoles de plein air aux Pays-Bas, 1957

Women protesting forced Hijab days after the revolution, Iran, 1979

**manifestation de Femmes contre le Hijab après la révolution, Iran, 1979

Female Soviet college students studying for their exams in a park in late 1960s

Étudiantes soviétiques étudient pour leurs examens dans un parc à la fin des années 1960

Before the creation of the EPA, New York was one of America's most polluted cities, 1966

Avant la création de l’EPA, New York était l’une des villes les plus polluées de l’Amérique, 1966

German prisoners of war in American camps are shown footage of German concentration camps, 1945

**Prisonniers de guerre allemands dans les camps américains sont montrés des images de camps de concentration allemands, 1945

The "Big Three" - Stalin, Roosevelt and Churchill - meet at the Tehran Conference, 1943

Les « Trois Grands » – Staline, Roosevelt et Churchill – se rencontrent à la Conférence de Téhéran, 1943

Kiss Goodbye

Bisou d’adieu

Female Snipers of the 3rd Shock Army, 1st Belorussian Front - 775 confirmed kills in one photograph, 1945

Femmes tireurs d’élite de la 3ème Armée de choc, 1er Front de Biélorussie – 775 victimes confirmées en une seule photographie, 1945

U.S. President Lyndon Johnson listens to a tape sent by Captain Charles Robb (his son-in-law) from Vietnam, 1968

Le président américain Lyndon Johnson écoute une cassette envoyée par le capitaine Charles Robb (son beau-fils) du Vietnam, 1968

Using a traditional Japanese blade, 17-year-old Yamaguchi assassinates socialist politician Asanuma in Tokyo, as it was captured on live television, 1960

**Utilisant une lame japonaise traditionnelle, Yamaguchi, âgé de 17 ans, assassine le politicien Asanuma à Tokyo, tel qu’il a été capturé à la télévision en direct, en 1960.

Deadwood, USA, 1876

**Deadwood, États-Unis, 1876

 Boy receiving a new pair of shoes at an orphanage in Austria, 1946
 Garçon recevant une nouvelle paire de chaussures dans un orphelinat en Autriche, 1946
The headquarters of Benito Mussolini's National Fascist Party in Rome, 1934

**Le siège du Parti fasciste national de Benito Mussolini à Rome, 1934

The day when nationwide alcohol ban was repealed, December 5th 1933

**Le jour où l’interdiction de l’alcool à l’échelle nationale américaine a été abrogée, le 5 décembre 1933

The 3245 year old seal on Tutankhamen's tomb before it was broken in 1922

*Le sceau de 3245 ans sur la tombe de Toutankhamon avant sa rupture en 1922

Hiroshima before and after the atomic bombing on August 6th, 1945

Hiroshima avant et après le bombardement atomique le 6 août 1945

Red Army soldier with a kitten during WWII

**Soldat de l’armée rouge soviétique avec un chaton pendant la Seconde Guerre mondiale

Princess Diana and Prince Harry at an amusement park, April 1992

**La princesse Diana et le prince Harry dans un parc d’attractions, avril 1992

Looking for employment in 1930

**chercher un emploi en 1930

Judy Garland taking a break during the filming of The Wizard of Oz, 1938

*Judy Garland prend une pause pendant le tournage du Magicien d’Oz, 1938

Hitler Reacts to Kiss from Excited American Woman at the Berlin Olympics, August 15, 1936

Hitler réagit au baiser d’une Américaine excitée aux Jeux olympiques de Berlin, le 15 août 1936

Jesse Owens wins gold in Nazi Germany, 1936

**Jesse Owens gagne l’or dans l’Allemagne nazie, 1936

WWII German Girls Athletic Club

**Image étrange de la Seconde Guerre mondiale: les femmes allemandes s’alignent pour l’inspection par un professeur de gymnastique féminin.

A Group of Samurai in front of Egypt's Sphinx, 1864

**Un groupe de samouraïs devant le Sphinx d’Egypte, 1864

**source: /omgcheckitout.com

************************************************

 *Twitter se met aux galeries photos
Après avoir lancé son propre outil permettant de partager des images avec ses «followers», le site de micro-blogging Twitter prend désormais en charge les galeries photos. Celles-ci «rassemblent les images envoyées dans vos Tweets en une seule page» (via Twitter, yFrog, TwitPic ou encore Instagram), explique le site Internet via sa page «centre d’assistance».  Vos 100 images les plus récentes s’afficheront donc sur votre page «profil». Toutefois, Twitter précise que «les images de Tweets envoyés avant le 1er janvier 2010 ne seront pas incluses dans les galeries».  Deux vues différentes sont proposées: la vue en grille, qui affiche un onglet des images disponibles, et la vue en détails, qui montre l’image la plus récente avec le corps du Tweet en dessous. Ainsi, il ne sera donc plus nécessaire d’aller sur un site tiers hébergeant les photos de ses contacts pour pouvoir les regarder. Une bonne manière pour Twitter de garder les internautes sur son site. (20Minutes-23.08.2011.)

*******************************

LA SOCIETE DE L’IMAGE

devantlatl.jpg

Des peintures primitives à la télévision, l’image fascine et façonne l’homme.

***

« Il viendra un jour où les images remplaceront l’homme et celui-ci n’aura plus besoin d’être, mais de regarder. Nous ne serons plus des vivants mais des voyants. »
André Breton

35 000 ans que l’homme utilise l’image. Un siècle qu’il entre petit a petit mais inexorablement dans la société de l’image. Malgré ce terme énormément utilisé à l’heure actuelle, l’homme n’a pas tout a fait fini cette mutation qui le fera entrer dans cette civilisation de l’image.

***Rituel magique, performance, mémoire ? Les premiers dessins, qui dès le début utilisent l’abstraction, forment une protoécriture (notamment sur des galets, dans la culture azilienne il y a 10 000 ans). Comme le montre Marie-José Mondzain, les peintures rupestres sont un « autoportrait non spéculaire », qui par la main posée et la bouche qui crache la couleur (« parle » symboliquement) constituent l’homme en tant que spectateur et sujet du monde. Le pictogramme et l’idéogramme sont les prémices d’une écriture universelle, encore et plus que jamais utilisés aujourd’hui. L’écriture naîtra de ces signes vers 3300 ans avant JC ; c’est donc par l’image que l’humain a pu se constituer en tant qu’homme.

Il faut noter qu’aucune civilisation n’a utilisé l’image pour imiter le réel : la perspective, par exemple, n’a jamais été représentée jusqu’à la Renaissance. Ceci fait penser au mythe de la caverne de Platon, qui dénonçait l’alienation par l’illusion du simulacre ; faut-il voir que ces civilisations antérieures étaient plus sages que la notre ?

Le Primitif, tout comme l’enfant, passe donc de la sensation à la représentation puis à la symbolisation ; l’enfant de nos sociétés industrielles apprend d’ailleurs à appréhender le monde par les images, et par là apprend également l’abstraction de l’image.

La psychanalyse a su démontrer que derrière la vision, il y avait la pulsion. La pulsion scopique, le désir de voir, induit le savoir (le « ça » voir) ; on pourrait l’illustrer par le terme de « théorie de la mallette noire » en référence au film noir comme Pulp Fiction, où la fameuse mallette qui n’est jamais ouverte laisse le spectateur dans le désir de voir et savoir ce qu’elle contient. Le savoir est lié au voir : Merleau Ponty confirme cette approche avec le « chiasme du visible », montrant que le sujet qui voit se voit lui-même dans le monde ; le regard est donc bien ce qui constitue l’homme en tant qu’être. Le regard est permis par la lumière, et donc par le feu à l’origine ; on peut observer chez Bachelard et dans de nombreuses myhologies ce lien entre feu et connaissance. Regis Debray parle lui de l’eau et de la fonction narcissique du reflet, liant image et pensée, et montre ainsi la « supériorité médiologique de l’image ».

Si l’image a très probablement eu une fonction magique à ses origines ainsi qu’une fonction de langage, on retrouve encore à l’heure actuelle ces 2 paradigmes : la magie de la photo, immortalisant l’objet, le talisman de la vidéosurveillance qui est sensé nous « protéger », ou encore la fonction chamanique de la télévision, qui rassemble tous les spectateurs comme jadis les habitants sur la place du village. Dans ue civilisation industrielle, la magie est la technologie (cf. l’apocalypse de la prédiction du BUG de l’an 2000…). La fonction langage elle, est plus que nécessaire dans une mondialisation requièrant une compréhension universelle, avec par exemple la signalétique, les pictogrammes ou l’image témoin du reportage…

L’image a évolué au fil des siècles sans jamais perdre ses 2 fonctions, passant du cultuel au culturel ; l’axe de rotation se situe à la Renaissance, avec l’avènement des sciences qui propulse l’homme au centre du monde ; l’image représentera la perspective et se mettra à concurrencer le réel et le sacré, amorçant le début de cette civilisation de l’image dont nous approchons.

Si l’homme passe de la préhistoire à la civilisation par l’écriture, il passe de l’animalité à l’humanité par l’image. L’image est ce qui a permit à l’homme de se constituer en tant que sujet et à l’humanité de se constituer en temps que civilisation. Si un outil (la pierre, le nucléaire…) peut construire il peut aussi détruire. Ce même outil qui nous a construit pourrait-il nous détruire ?

L’environnement détermine notre psychologie, notre perception et donc nos sens. Par exemple dans certaines civilisations et tribus, l’environnement rond fait que leur perception, adaptée à un autre champ visuel, ne percoit pas les illusion d’optique de profondeur. Selon M.Mc Luhan la technologie bouleverse l’utilisation de nos sens et implique de profonds bouleversements, y compris biologiques. L’imprimerie a ainsi développé le sens de la vision au détriment de l’ouie ; les ethnologues confirment que l’écrit modifie les comportements sociaux au sein de la tribu. Nous ne serons donc dans la civilisation de l’image que lorsque notre corps même aura intégré ces nouveaux processus de perception. C’est ce que prophétise le film « Videodrome » de D.Cronenberg, où le héros voit son corps modifié par la télévision.

L’image dans les media audiovisuels, par ses effets et son utilisation (plans rapides, montage alterné…), implique des réponses biologiques (comme la réponse d’orientation de l’œil attiré par le mouvement) et provoque l’hypnose, ce qu’on peut évoquer comme « viol de la perception » et qui a pour résultat de créer le processus de « sidération » décrit par la psychanalyse. L’analyse par M.McLuhan du mythe de Narcisse, en état de torpeur face à sa propre image, confirme cette approche.

Regis Debray défini 3 ères des media dans l’humanité : la logosphère, ère de la symbolisation, retranscription de l’invisible, la graphosphère, fondée à partir de la Renaissance sur la représentation du visible et enfin la vidéosphère, ère non plus de représentation mais de simulation. Elle est illustrée par la vidéo et la puissance du direct, qui est simulation de vécu instantané. C’est la pulsion scopique poussée a son paroxysme , un eternel « je veux voir », instinct gregaire, sensation de participer à un événement collectif, concept d’ici et maintenant, et fascination du hasard sur l’ordonné.

Certaines conséquences de la vidéosphère sont que le Visible devient le Vrai, que l’événement n’existe que s’il est retransmis (ou qu’on le crée en le retransmettant), ou encore qu’elle provoque l’amnésie puisque tout ce qui n’est plus en direct n’existe plus.

Peu à peu les media glissent de leur fonction cognitive vers le spectaculaire ; deux penseurs ont critiqué cette société qui se tourne inexorablement vers le spectacle : Rousseau et Guy Debord. Rousseau initie une critique de la distraction au sens Pascalien (se distraire de soi-même), de la corruption de l’imagination qu’entraîne le spectacle mais également de la destruction du lien social qu’induit le spectacle, au contraire de la fête. G. Debord dans son film La société du spectacle évoque les mêmes critiques mais avec une approche socio-économique, le spectacle étant l’instrument du pouvoir, « langage sans réponse » et « gardien du sommeil d’une société qui n’exprime que son désir de dormir », méprisant le spectateur.

C’est principalement la technologie qui permet à l’image de se répandre, grâce par exemple à la vitesse de représentation jusqu’ici exclusivité de l’écriture. L’image désormais est un outil utilisé pour des dizaines d’applications :

Image spectacle
- Image divertissement
- Art
- Image « éducative »

Image outil
- medecine, mode d’emploi, shéma…

Image memoire
- archives
- Image souvenir (vacances>>clé de la memoire)
- Image temoin (reportage)

Image langage
- Image communication, signe, symbole…
- Image de « marque » : apparence

Image fantasme (=magie)
Ex : pub d’Etat « changeons notre regard sur la banlieue » : on n’agit plus sur le réel mais sur l’image.

Image masque : Cacher et montrer. Comme le théatre de la renaissance présentait les mêmes personnages grâce à leurs masques, nous utilisons sans cesse des stéréotypes visuels.
Ex : le cadrage du journaliste ne se fera pas pour retranscrire une réalité, mais pour la rendre vraisemblable et coller aux stéréotypes visuels (cf. la notion de « paysage ethnographique de nos cerveaux » in Monter Sampler)

Image arme :
- Image contrôle : vidéosurveillance, (chaîne publique de surveillance aux USA, video dans hall d’immeuble retransmise dans les appartements…)
- Image propagande : le cinéma et la télévision utilisent l’image pour propager un mode de vie, des valeurs (cinéma nazi, russe, hollywoodien, séries TV américaines financées par le congrès pour diffuser des messages, chaîne d’info France 24 pour diffuser « la vision de la France » etc…).

On verra comme illustration de cette guerre des images les images fabriquées par l’armée US lors des guerres du Golfe (fausse infirmière du Koweit, affaire Jessica Lynch…) et le crash des deux avions sur les tours de New York qui a été pensé et mis en scène, de manière à ce que les caméras se braquent sur l’ immeuble après le crash du premier avion ; l’arrivée du deuxième avion allait donc provoquer en direct le tout premier attentat audiovisuel de l’Histoire, démultipliant son impact.

Les images font plus que décrire le présent, elle lui donne forme, le transforme et le forme. L’intérêt de savoir décoder et utiliser les images ne s’arrête pas à la simple compréhension du réel ; il en va du sens de l’histoire ; car en façonnant l’actualité, l’image prépare l’histoire ; s’ajoute à cela le problème de l’archivage, du choix et de la sauvegarde de ces supports mortels. Que restera-t-il dans les générations futures de notre civilisation de l’image ?

Puisque entrés dans la videosphère, ère de la simulation et donc du simulacre évoqué par Platon, repris par Deleuze, nous serions donc retournés dans la caverne, pour contempler les ombres sur le mur en croyant que ce que montre la télévision, c’est le réel. Comme la philosophie est née du refus de la manipulation du langage par les sophistes, une nouvelle pensée utilisant les images pourra naître de ce même refus ; il ne tient qu’à nous d’en prendre conscience, et de dépasser le caractère éminemment évident et hypnotique du langage des images.

Joris Sulivan

SOURCES

- Ignacio Ramonet, Propagandes silencieuses
- Marshall Mc Luhan, Pour comprendre les médias
- Merleau Ponty, Phénoménologie de la perception
- Enrico Fulchignoni, La civilisation de l’image
- Phillipe merieu : http://www.meirieu.com/ARTICLES/IMAGES.pdf
- Rousseau : http://pierre.campion2.free.fr/montier_rousseau.htm
- Guy Debord « La société du spectacle »
- Watkins Peter, Media crisis
- Regis Debray Croire voir faire
- Yan Beauvais (Dir) Monter Sampler
- Télérama 14/01/2006 P.76 « la voix de la France en léger différé… »
- Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu
- Jean Collet, La création cinématographique face aux médias, in Encyclopédie Universalis 1993 P.491,
- Marie José Mondzain, Conférence « Qu’est-ce que voir une image ? » (les amphis de France 5)
- David Cronenberg, Vidéodrome
- L’Image Laurent Lavaud (Dir), Flammarion,1999
- http://www.michelcartier.com/McArticleB.php3 ?id_article=267
- Extrait du compte rendu d’Alain Jouffroy sur le volume de Régis Debray, « Vie et mort de l’image », Gallimard, Paris, 1992, 420 pages, paru dans le Monde Diplomatique de janvier 1993
- Martine Joly, L’image et les signes

*********

On peut penser que l’identité sociale se construit essentiellement à partir de l’image que l’on donne de soi. La société contemporaine est une société de l’image. L’apparence physique y est primordiale. Les clubs de musculation et de fitness se multiplient, le mobilier urbain dédié à une musculation ludique et destiné aux « body-boomers » de tous âges se répand dans les espaces récréatifs des villes. Les sportifs de haut niveau accèdent au vedettariat. Ce sont de véritables stars, riches, célèbres, honorées, parées de décorations.

L’image d’un corps vigoureux, harmonieux, athlétique a-t-elle une si grande importance ? Il suffit de parcourir quelques magazines de sport, de musculation, de mise en forme pour percevoir l’importance accordée à l’apparence physique. Les photos retiennent l’attention. Les gros titres se font accrocheurs : « Il a consacré bon nombre de ses années d’adolescent à modeler ses muscles et à étudier la plastique des bodybuilders sur les couvertures des magazines. Aujourd’hui, il inscrit les termes ‘bodybuilder professionnel’ sur sa déclaration de revenus et compte des fans dans le monde entier ». C’est ainsi que, dans le numéro d’août 2006 du magazine Muscle&Fitness (p.152), débute l’article consacré à Michael Jai White, acteur vedette du film Spawn (Film d’action démoniaque, 1997). « Programmes pour tous les groupes musculaires : Comment perdre du gras. Comment prendre du muscle » (Muscle&Fitness, décembre 2005), « Les 3 exercices incontournables pour un corps d’athlète » (Muscle&Fitness, janvier 2007). « Sculptez votre corps. Tout est là pour réussir » (Body Fitness, mai 2007) : année après année, les gros titres adaptés aux stratégies de vente d’une société où le marketing et la rentabilité sont rois s’étalent en couverture des magazines de musculation. Masse, puissance, force musculaire d’un corps au physique bien proportionné, voire impressionnant (comme celui de Ronnie Coleman actuel Mr Olympia) : tout semble centré autour de l’apparence, du « paraître ». Dans les kiosques, les magazines consacrés à la musculation, au fitness ou bodytoning, à la beauté du corps sont surabondants. Pourquoi ? Une foule de questions se posent à quiconque décide d’observer la société où s’imposent « les modèles d’une jeunesse triomphante » comme l’écrit Pascal Duret dans Sociologie du sport (Paris : Payot, 2004, p.38).

*******

L’image a-t-elle acquis un statut privilégié dans notre société? Les moyens de sa diffusion et de sa consommation n’ont en tout cas jamais été aussi nombreux. A tel point que certains auteurs ont placé cette profusion d’images au centre de leur critique de la société

******************

Le pouvoir de l’image

Par Raymond Viger

Une image vaut mille mots dit-on. Difficile à admettre pour un écrivain-journaliste-rédacteur comme moi. Je réalise maintenant qu’on ne peut se battre contre ce vieil adage. Plusieurs expériences nous ont effectivement démontré cette gênante réalité.

Notre magazine en est un d’information et de sensibilisation. Un débat social sur les différentes problématiques pour favoriser un changement social, une réflexion pour toucher les principaux acteurs de notre société. Ces acteurs de changements sociaux sont autant les politiciens et les syndicats que les parents, les intervenants et les citoyens. Tout le monde a un rôle important à jouer dans un débat qui doit être fait, dans une nouvelle vision de société qui doit naître.

Notre magazine en est un de contenu. Notre grande faiblesse aura toujours été son côté visuel. Pendant longtemps, notre visuel aura été de n’offrir qu’une infographie de base pour permettre une meilleure lecture de notre contenu.

Mais voilà qu’avec le Café-Graffiti, nous travaillons avec des jeunes qui ont de grandes capacités d’illustration et de dessins. Nous aurions dû être capables de devenir le magazine social qui a le meilleur visuel à présenter. Nous avons offert à ces jeunes des opportunités de prendre leur place, de livrer un message à travers leurs images.

Nous remarquons cependant que, souvent, le jeune illustrateur est en panne d’idée lorsque vient le temps d’illustrer un thème, une idée. Encore plus difficile si nous lui demandons de mettre en contexte ses dessins pour en faire une bande dessinée. Le contenu de la bande dessinée, le texte, n’est pas aussi fort que l’illustration.

Un peu comme Uderzo et Gossiny, l’auteur et l’illustrateur d’Astérix, nous avons tenté de jumeler un illustrateur avec un rédacteur. Nous offrons donc les textes, un contenu aux jeunes pour qu’ils les illustrent. La situation s’est grandement améliorée. Malgré tout, nous avons eu des incohérences qui nous auront mérité des prix citron. Rappelons-nous les illustrations de notre texte sur Constance Rozon et du Festival Juste pour rire (Vol 12 no 2 octobre 2003). Les illustrations donnaient un environnement au texte différent de ce qu’il était écrit. Nous avions eu à nous excuser dans le numéro suivant de cette interprétation visuelle.

Aujourd’hui je dois reprendre pour une deuxième fois ma plume des excuses. Dans le dernier numéro, une illustration s’est glissée qui détonnait avec le texte et notre environnement éditorial. Dans le dernier exemplaire de Reflet de Société, dans le texte Création d’emploi: fermons les lave-autos automatiques, nous parlions de création d’emploi et de la beauté de voir un père de famille travailler dans un lave-auto manuel. L’illustration que nous avait fournie notre infographe montrait de jolies filles en tenues sexy lavant des automobiles. Au départ, la rédaction avait refusé le dessin. Nous ne voyions pas le lien entre l’illustration et le texte. Notre infographe a insisté, parlant de sa liberté d’expression, son droit à interpréter un texte à sa manière, du refus d’être censuré… Sous la pression du dead line et l’envahissement des différents dossiers inhérents au travail de directeur général de l’organisme, d’intervenant et de rédacteur en chef, j’ai flanché et j’ai cédé. Ce n’est qu’après publication que j’ai réalisé la grossièreté de l’erreur que je venais de commettre.

D’une part, l’image ne s’apparentait aucunement avec le texte, je me devais de la refuser. D’autre part, il est vrai que je ne peux me permettre de bafouer le droit de notre infographe de s’exprimer et de créer les images qu’il veut bien réaliser. Cependant, cela ne veut pas dire pour autant que j’accepte de les publier dans notre magazine. Si l’image ne fait pas l’affaire, notre infographe n’avait qu’à la mettre dans son porte folio personnel ou de l’afficher lors d’une exposition personnelle.

Je n’ai pas eu le courage de bafouer sa créativité. Je n’ai pas eu la sagesse de faire la différence entre un dessin pour sa créativité personnelle et un dessin qui doit communiquer son message et soutenir un texte de contenu. Aujourd’hui je n’ai que l’humilité de vous présenter l’erreur que j’ai commise et de m’en excuser.

Cette réflexion me ramène au débat que nous avions eu sur les publicités d’Éduc-Alcool (Vol. 12 no 2 octobre 2003). Le contenu des messages publicitaires est socialement acceptable. Mais les images qui supportent ces messages donnent soif et le goût de boire. Le monde de la publicité est très friand de ces images. Les publicistes savent que les mots ne servent souvent qu’à apaiser notre conscience pendant que l’image s’occupe de notre inconscient. Les politiciens travaillent maintenant leur campagne avec des faiseux d’image, les multinationales se donnent belle image pensant ainsi faire bonne figure tout en continuant de polluer la planète… L’image que l’on vend a-t-elle un pouvoir plus grand que le contenu?

Les jeunes ont de grands talents artistiques. Nous allons continuer de les aider et les soutenir à pouvoir verbaliser et créer des images sociétales. Le pouvoir de l’image appartient aux jeunes. Je remercie les lecteurs qui nous ont écrit et téléphoné pour nous faire part de leurs commentaires sur ce sujet. Cela démontre une fois de plus l’importance d’être critique et vigilant. Aucun média digne de ce nom ne saurait faire la sourde oreille à vos commentaires. Continuez votre bon travail. Vous êtes des acteurs de changements sociaux

*********

L’image du corps et du couple imposée dans notre société

Voici bien « LE grand thème de société » que celui de l’image et de l’apparence, et pas seulement au sens large, plus précisément de l’image du corps dans notre société contemporaine qui se voudrait (faussement) pluriculturelle, diversifiée et mondialisée donc forcément multiforme.

On pourrait par ailleurs donc logiquement s’attendre « de facto » à une multitude de schèmes très diverses et variés relatifs au corps avec toutes ses variantes si agréables au regard, hélas c’est plutôt la si délicate perception de ce même corps vu au travers du filtre sociétal qui nous est imposée, les outils de communication de notre société jouant inlassablement le rôle de serviteurs dévoués tout à la cause de l’apparence, ceci pour le meilleur des mondes modernes, nous dit-on.

En effet, à l’approche des beaux jours et des vacances d’été, vous vous serez tous rendus compte que notre attention est sournoisement mais très efficacement détournée sur cet aspect purement physique et esthétique, pour ne pas la citer : « notre enveloppe corporelle », laquelle doit se conformer obligatoirement à une certaine « dictature du format » selon des préceptes éminemment secrets (voire sacrés), en deux mots : au respect des lignes et de la ligne !

Oui, la phrase fatidique et magique est lancée tout de go : « avoir la ligne » et la garder coûte que coûte ! A défaut de l’avoir, on nous demandera de l’acquérir à tout prix… c’est ici qu’il y a anguille sous roche et certainement miroir aux alouettes !

Vous l’aurez compris, ce n’est pas sans une certaine ironie réaliste que nous devons aborder le sujet sans nous auto-flageller afin de décrypter cette fameuse « ligne » que l’on nous dicte… Oui cette illusion du parfait si convoité, cette silhouette si commercialement étudiée et tant recherchée par tous ceux et toutes celles qui auraient été stigmatisées, voire hypnotisées, jour après jour par les médias et les publicités avides de nous le rappeler : vous être trop gros(sses) alors maigrissez maintenant !

Honte à nous de ne pas suivre la horde des sylphides, réelles icônes de nos fantasmes totalement rêvées, reconstruites et réincarnées aux beaux jours, pour ne pas dire réinventées voire même sacrément retouchées des pieds à la tête par la fantastique magie du numérique ! Oui honte à nous d’avoir le bourrelet trop visible, l’Abdo inexistant et la fesse trop molle ! Le petit ventre rond doit mourir sur le champ d’honneur de nos illusions d’optique !

Et bien NON ! Toute cette manipulation mentale que l’on nous injecte doit cesser, le corps doit vivre sans penser à cette uniformisation de bas niveau, tel un formatage informatique qui voudrait tous nous voir semblables avec le biceps dur et l’abdo saillant pour les hommes, le sein pointant comme un obus pour les femmes ou bien encore une croupe ronde de spoutnik à la brésilienne… NON : fini ce lavage de cerveau perpétuel qui nous avilit mentalement en nous imposant cette ligne soit-disant parfaite laquelle reste aussi inutile que la ligne Maginot car impossible à obtenir dans la réalité.

Et le couple dans tout ça ?! Et bien il s’en veut terriblement de ne pas être parfait, souvent l’un des deux, voire les deux, imaginent son prince ou sa princesse avec les formes dignes des divinités grecs… Non, ne nous laissons pas impressionner par tant de battage médiatique autour de « la ligne », soyez vous-même, bien dans votre corps et non dans celui que l’on veut vous imposer comme une norme ! Il n’y a qu’une chose qui soit normale : que vous vous sentiez bien tel que vous le pensez par vous-même en faisant fi des fausses images véhiculées adroitement par des vendeurs de rêves, ceux là même qui peuvent transformer votre vie en réel cauchemar si vous cherchez à les suivre.

Alors que faire ? Déjà : « lâchons prise » sur ces fausses représentations ! Ensuite apprenons tous aujourd’hui qu’un corps parfait n’existe PAS, même les plus beaux mannequins ont des imperfections et sont retouchés sur toutes les photos de vos magazines préférés ! Vous le savez et pourtant vous persistez à croire en cette « religion du corps parfait » que l’on veut nous vendre… Mais souvenez vous de ce qui vous a plu chez votre partenaire, certainement pas qu’il ou elle ressemble à telle (fausse) image de magazine ou à telle affiche de publicité enjolivée… non, votre couple existe parce que votre conjoint est unique avec ses petits défauts physiques, c’est justement en ceci que vous pouvez réellement l’apprécier, le reconnaitre et le retrouver…

Imaginez un monde uniforme où tous seraient sur le même modèle, vous ne retrouveriez pas votre partenaire, celui ou celle que vous avez choisi(e) avant tout pour son caractère et ses sentiments, pour son physique qui a su vous charmer… alors disons tous non à la dictature de l’image standardisée du corps, sachons apprécier ce que nous offre notre partenaire, ces petites imperfections qui en font un être unique, ce corps que nous connaissons si bien et qui n’appartient qu’à notre couple, avec tous ses secrets.

 ***********

 L’image, un phénomène de société ou une mode à saisir

De tout temps l’image a régi le monde.

Celle des femmes en premier lieu, quelle que soit l’époque.

Parer son corps d’ornements afin de mieux séduire et trouver celui qui donnera de beaux et robustes enfants, tel fut le leitmotiv des milliers de générations qui nous ont précédés.

Retenir l’attention de l’élu et le conserver comme partenaire, fut, est et sera encore longtemps le désir majeur des êtres humains.

De même, l’esthétisme, la recherche de l’harmonie, de la beauté ont toujours été un des moteurs de l’humanité. Cette quête incessante a fait couler larmes et encre.

Aristote constatait déjà : ” La beauté est une meilleure recommandation que n’importe quelle lettre “. Et Victor Hugo, des siècles plus tard écrivait ” la forme, c’est le fond qui remonte à la surface .”

L’image donne une information immédiate

Depuis 1971, les études d’Albert Merhabian (extraites de son livre : ” The silent message “) démontrent clairement l’importance de l’image dans les relations interpersonnelles :

55% de l’attention est captée par l’apparence (image et gestuelle),
38% par le para-verbal (ton de la voix),
7% seulement par le verbal (le sens des mots).
L’image donne une information immédiate. Elle est éloquente et dispense à notre insu bon nombre de messages principalement inconscients tout au long de la journée.
D’un seul coup d’œil, qui est beaucoup plus réflexe que réflexion, nous sommes instantanément décodés, catalogués, étiquetés, appréciés ou dépréciés. Nous sommes tous de près ou de loin confrontés au regard de nos proches, de nos collègues, de la société.

Alors, en s’observant dans le miroir, on se pose la question de savoir ce que renvoie notre image. Que révèle ce double qui sourit dans la glace ? Quelles impressions livre t-il de façon subliminale à chaque fois qu’il croise un autre regard que le sien ?

En 2008, la société est celle du plaisir et de l’image par excellence. Les médias sous toutes leurs formes (presse, télévision, cinéma, internet) diffusent le phénomène qui s’étend rapidement sur la planète, de l’occident à l’orient. Ils suscitent un espoir en celles qui avaient entamé le deuil d’une beauté jamais révélée.
Avec la venue de certaines émissions de télévision, les ” avant / après ” fleurissent sur les écrans plasmas et nombreuses sont les téléspectatrices qui en observent de moins gracieuses qu’elles, qui comme elles ne savent pas, devenir sublimes.

Se pourrait-il que le rêve devienne réalité ?
Pourrait-on apprendre à tirer parti de nos potentiels ?
Puis-je moi aussi, un jour, être prise en main et dévoiler au monde mon vrai visage ?
Pourrai-je poser sur moi un regard tendre et oser me laisser regarder, désirer ?

Chacun espère au fond de lui qu’il ” le vaut bien “, pour l’avoir entendu répéter en boucle depuis des années par les révélateurs de beauté à petits budgets. Ainsi l’heure semble venue de désacraliser le monde du paraître, du bien-être, et d’apporter à chacun sa part de rêve.

Mais plus que de rêve, il s’agit de réflexion et d’action. Faire évoluer son image, la valoriser et la sublimer afin que le miroir reflète enfin le vrai visage de celle ou celui qui ose le dévoiler, voilà une vraie démarche qui n’a rien d’une chimère !

Hommes et femmes

Réfléchir à ce que l’on souhaite révéler à soi et au monde est le défi que les adeptes du conseil en image relèvent quand ils franchissent la porte d’un conseiller en image. Au-delà de l’apparence, il y a l’être, son système de croyances, ses envies, son mode de vie, etc., que le conseiller en image prend en considération pour mieux permettre la révélation de l’individu authentique dans toute sa splendeur.
Les femmes ne sont plus les seules consommatrices de l’image, les hommes sont de plus en plus enclins à fréquenter les mêmes adresses que leurs compagnes. Au quotidien, tous trouvent important de tirer le meilleur parti de leur apparence, de découvrir leurs atouts et les utiliser de façon cohérente et efficace pour atteindre leurs objectifs personnels et professionnels.

C’est ce que révèle le livre ” Le poids des apparences “1 de Jean-François Amadieu qui enseigne la sociologie à la Sorbonne. L’impact de l’image est phénoménale, quelle que soit la nature des relations. A fortiori dans le monde professionnel. Nul ne remet plus en doute la nécessité d’un visuel cohérent pour atteindre des objectifs d’embauche, de progression sociale et hiérarchique. Dans son dernier ouvrage, ” Les clés du destin- école amour carrière “2, il insiste sur la prédominance de l’apparence qui est encore plus significative et est mise en exergue dans tous les aspects de la vie.

Aucun jeune, étudiant, cœur à prendre ou amoureux, commercial, politicien, star, femme attentive à elle, …, ne sortira avant un rendez-vous important sans avoir visité son look dans le miroir une dernière fois. Tous vérifient la bonne mise en place de la crête à la tectonique, du baggy qui tombe juste au bon endroit, du nœud de cravate à la gouttière bien placée, de la coupe de cheveux impeccable, du brushing sans faille, du décolleté juste comme il faut…

Alors, plus qu’un phénomène de mode, le conseil en image est devenu un mode d’expression de la personnalité. Un moment pour se poser et réfléchir à soi, à la perception des messages que l’on souhaite véhiculer.

Et vous, quelle image donnez-vous ?

1- Le poids des apparences – Jean François Amadieu aux Editions Odile Jacob

2- Les clés du destin- école amour carrière – Jean François Amadieu

*******

L’image à un réel impact dans notre société, et ce depuis des milliers d’années, votre apparence peut influencer les autres personnes comme par exemple :

- Le succès financier – L’autorité

- L’intelligence – Une promotion

- Un entretien d’embauche réussit – Un rendez-vous galant

- Etc… Plusieurs études ont déjà été réalisées, laissez moi vous en citer quelques unes :Thomas F Cash, professeur en psychologie à la clinique, Old Dominion University In Norfolk , en Virginie États-Unis, démontre que l’apparence à la télévision ou dans les magazines, est discriminante aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

Le bilan annuel de Fortune magazine’s, démontre là aussi, qu’il existe une corrélation entre le bilan financier des grands groupes et l’image qu’ils dégagent. Plus l’admiration sera forte, plus le bilan financier augmentera. Jean François Amadieu, Directeur du Centre d’Etude et de Recherche sur les Organisations et la Gestion des Relations Sociales(CERGORS) et Directeur de l’observatoire des discriminations, illustre dans son dernier ouvrage « les clés du Jaelys Agency, siège social : 142 rue Victor Hugo 92270 Bois-Colombes Studio : +331 42584432 cell: +331 47814426 www.jaelys.com contact@jaelys.com bureau : sur RDV 32 rue D’orsel 75018 Paris destin » que l’apparence est un facteur croissant de discrimination à l’embauche, la couleur de peau, le look, les vêtements, l’âge, le poids et la taille…Lorsque que deux candidats de compétence égale, se présentent pour le même poste, 82% de l’apparence est passé au crible…Une personne de 50 ans aura 89% moins de chance d’obtenir un poste face à une personne de 25 ans.

L’image c’est aussi le jugement que l’on peut porter sur une personne en quelques minutes, sans rien connaitre ni savoir sur d’elle… on se souvient tous, de cette publicité forte qui représentait des personnes de la vie de tous les jours, accompagnés d’une phrase forte « ADIA » :

*Source ADIAL’image aujourd’hui, est un élément et peut être même, l’élément fort d’une réussite sociale et personnelle.L’apparence, se travaille… depuis des années grâce à des professionnels de l’image et de la communication.

L’importance est d’assumer son physique et de gagner en confiance en soi !

Charles de Gaulle était trop grand, Napoléon trop petit et Churchill trop gros. A voir une allure de play-boy, n’est pas indispensable et n’est pas, non plus, la solution, l’essentiel est d’assumer est d’affirmer son physique. Côté look, là encore, l’important est d’affirmer sa personnalité et son style, Steve Jobs, fondateur de la société Apple n’abandonnerait pour rien, son look de jeune étudiant, qui lui colle à la peau, Jean, basket, pull col roulé noir.

Mais outre le côté vestimentaire, il est important de savoir maitriser son élocution, son regard, sa gestuelle et sa voix cela fait parti intégrante de notre Image.

Selon le chercheur Américain, Albert Mehrabian, 93% de l’impact d’un discours sur un auditoire relève de la communication non verbale : 55% pour l’attitude corporelle

(gestes, postures, maintien, position du regard) et 38% pour la voix

(intonation, rythme, dialectique, son, silence…) et seulement 5% par les mots, la communication verbale. L’expérience d’Albert Mehrabian consistait à connaître l’importance entre les mots, la voix et les expressions du visage et ainsi apprendre à savoir pour quelle raison on apprécie ou pas quelqu’un. Jaelys Agency, siège social : 142 rue Victor Hugo 92270 Bois-Colombes Studio : +331 42584432 cell: +331 47814426 www.jaelys.com contact@jaelys.com bureau : sur RDV 32 rue D’orsel 75018 Paris

Tous ces exemples, montrent bien, l’importance de l’apparence aujourd’hui, et l’augmentation croissante de la demande des personnes souhaitant améliorer leur image personnelle mais professionnelle également.Le métier de consultant en image et communication demande un réel travail pointilleux et rigoureux, pour aider et conseiller une entreprise ou une personne.

Une formation, est indispensable, pour réussir dans cette profession, trop souvent galvaudé par les médias et autres consultantes qui peuvent manquer cruellement de professionnalisme, par des formations, trop souvent, courtes et incomplètes, et parfois même sans expériences à l’appuie, mais un simple gout pour la mode par exemple !

Le consultant en Image, doit dans un premier temps avoir la qualité d’empathie et d’écoute, il doit par la suite répondre à un éventail de compétence technique tel que la colorimétrie afin d’identifier les symboliques les plus appropriés à son travail par exemple, ou encore valoriser son visage par les bonnes couleurs et ainsi avoir un impact visuel face à ces interlocuteurs, les morphologies et les silhouettes afin d’adapter les coupes, formes et les matières en adéquation avec son corps, les styles vestimentaires connaitre ses fondamentaux et ses secondaires, afin d’adapter son image professionnelle ou personnelle au mieux, ou encore, la posture et le maintien pour gagner en aisance dans sa démarche et ses mouvements.

Toutes ces techniques, sont propres aux consultants en Image, et découle d’un long travail en amont grâce aux entretiens de communication, souvent appelé « coaching » aujourd’hui.

Ce métier, ne vient pas des Etats-Unis, comme nous pouvons le lire trop souvent il est bel et bien Français, ce qui peut nous rentre fier, en effet, face à l’incertitude des harmonies et des tons en 1870, l’apparition de nombreux « conseillers de mode », expliquaient comment marier les couleurs, selon qu’on était blonde, brune ou rousse, qu’on avait le teint pâle, vif ou mat, les yeux expressifs ou languides en magasin, pour la bourgeoisie… Cf – histoire du costume. Aujourd’hui, nous comptabilisons près de 5000 consultantes au mode et 600 consultantes en France selon l’Insee, ce métier est en voix de développement mais malheureusement encore mal connu du grand public et des entreprises, qui nous donnent l’étiquette de « relookeur », ce qui facilite encore moins les échanges consultants/clients ! *******

DROIT A L’IMAGE : LES DERIVES D’UNE SOCIETE EN VOIE DE GHETTOÏSATION

8 Novembre 2001 | Michel Gauvry

PARIS, [DECRYPTAGE/tribune] – Publier des photos est-il devenu illégitime ? Les procès font florès au nom du droit à l’image et l’agence CIRIC, comme les autres agences, en supporte de très lourdes conséquences.

Imaginez-vous un monde sans images d’information ? Nous ne verrions de la réalité que ce qui est à portée immédiate de nos yeux ! Qui croire pour ce qui se passe en Afghanistan puisque les reporteurs d’images sont empêchés de faire leur travail ?

Oubliant que l’information libre est un fondement essentiel de toute démocratie, bon nombre de nos concitoyens ont imaginé tirer des avantages individuels de la publication de leur image ou de celle de leurs biens. Pourtant :

- Les femmes afghanes réclament de pouvoir montrer leur regard autrement qu’à travers un treillis qui les transforme en fantômes. Et chez nous, certains font procès de la publication de leur frimousse !

- Les chrétiens chinois, comme les cubains, réclament de pouvoir exprimer leur foi au grand jour. Et nous, nous prétendons que Dieu ne serait qu’un élément de notre vie privée, qu’on le nomme Yawhé, Christ ou Allah !

- Les minorités opprimées réclament qu’il soit fait publiquement état de la violence qu’elles subissent. Et nous ne supportons pas de voir en face nos malades, handicapés, personnes âgées… !

- Nous nous émerveillons des beautés de la planète et singulièrement de notre pays : les propriétaires de terrains inscrits dans des paysages réclament de percevoir des rétributions pour la diffusion des photos !

En France, la publication de l’image d’une personne est, en toute circonstance, attachée aux principes de la protection de la vie privée (art. 9 du code civil). En clair, il faudrait produire pour toute publication une autorisation expresse des personnes photographiées, comme s’il n’existait aucune légalité ni aucune règle déontologique dans nos professions. En raison de la complaisance des tribunaux, certains ont trouvé là un bon filon pour s’offrir des ressources plus que confortables, qui plus est, non soumises à l’impôt. Consommateur de l’image des autres, l’individu s’isole dès lors qu’il est lui-même présenté comme un membre de la collectivité. On se planque derrière sa porte, l’œil rivé au judas pour se délecter de ce qui se passe.

Dans toutes les menaces qui visent notre agence – spécialisée dans l’information religieuse et l’information sociale – les plaignants arguent du fait qu’ils subissent un préjudice (dont aucune preuve n’a jamais été apportée !) parce que des quidams leur ont fait des observations sur leur appartenance religieuse. En donnant systématiquement raison à ces plaignants et en nous condamnant très lourdement – hormis, bien sûr, s’il y avait diffamation ou atteinte à la dignité des personnes – les tribunaux poussent à mettre les courants religieux ou philosophiques au rang de sectes ou les enfermer dans des ghettos d’où ne peut sortir que la rumeur.

Si nous voulons préserver une information libre, si nous voulons que notre presse continue de montrer la vraie réalité et non la réalité bidonnée, floutée, liftée, loftée, il est urgent de réformer la loi ou plutôt de la créer. C’est ce que nous entreprenons par des démarches multiples, jusqu’au législateur, qui seront efficaces si elles fédèrent un nombre conséquent de volontés : agences, photographes, journaux, magazines, éditeurs, journalistes, éditeurs photos, relais d’opinion et lecteurs…

Acteurs d’une société libre ? Consommateurs de la vie des autres ? Profiteurs individualistes d’une société archi protectrice ? Dans quel camp nous rangeons-nous ?

Michel Gauvry est directeur de l’agence de presse Ciric.
Photo © Laurent Larcher/Ciric

Pour plus d’info et percevoir la portée de ces propos, vous pouvez visiter le site: www.photociric.com

Articles précédents

******************

Photos retouchées, attention danger ! – Magazine

 				Photos retouchées, attention danger ! 				- Magazine La mention Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne va-t-elle bientôt être obligatoire en cas de modification par un logiciel de traitement d’image C’est ce que souhaite la députée UMP Valérie Boyer. Enquête dans Envoyé Spécial. [...] Je ne suis pas contre les retouches photos. Il ne s’agit pas de limiter la création artistique, mais de dire la vérité aux citoyens et aux consommateurs. Valérie Boyer, députée UMP, a récemment déposé un projet de loi dont le but est de lutter contre la diffusion d’une représentation erronée de l’image du corps dans notre société. [...] Pour Valérie Boyer, qui ne croit pas à cette fadaise qui dit que tout le monde est au courant, il en va de la santé publique. Dans une société où l’image des corps est toujours plus standardisée, où on renie les corps réels et la diversité corporelle, les conséquences psychologiques de certaines images sont indiscutables, insiste-t-elle. [...] Lire la suite…

********

La société de l’image à l’ère du numérique

14 juin 2010 Jean-François Meilleur

Montage à partir du vidéo de Dove - Phillip  Oertel

Montage à partir du vidéo de Dove – Phillip Oertel

Avec Internet et les technologies digitales de plus en plus abordables, l’image règne en maître comme jamais auparavant. Dorénavant en format numérique, l’image est plus abordable qu’hier, elle est partout, intrigante, attrayante, aguichante, voire provocante. Elle est omniprésente sur les panneaux publicitaires et sur le Web. Véhiculée par la télévision et les nouvelles technologies, elle est souvent perçue comme une menace pour l’écrit. Est-elle trop envahissante? Fait-elle ombrage à la culture littéraire?

Plusieurs auteurs prétendent, en effet, que nous vivons dans une « société de l’image » en évoquant bien souvent des conséquences néfastes : mises à mort de l’écrit, appauvrissement culturel, publicités envahissantes qui génèrent des besoins fictifs et qui nous éloignent de la réalité. Nous serions donc, selon eux, soumis aux mensonges et à la tromperie.

Guy Debord (1931-1994), fondateur de l’Internationale situationniste, explique dans « La société du spectacle » que notre société moderne est offerte au culte de la consommation et à l’hégémonie du capitalisme. Ce culte serait basé sur un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images et nous éloignerait de la réalité de la vie. Des sociologues ont décrit qu’une société de l’image nous plongerait dans une infinité d’artifices.

Read more at Suite101: La société de l’image à l’ère du numérique http://medias.suite101.fr/article.cfm/la-societe-de-limage-a-lere-du-numerique#ixzz14QMOzJCd

Des observateurs se sont inquiétés des dangers liés à la prolifération d’images violentes ou pornographiques. D’autres ont dénoncé la mise à mort de l’écrit et l’appauvrissement culturel qui s’ensuivrait nécessairement.Professeur en communication de l’université Stendhal de Grenoble, Daniel Bougnoux explique à ce propos: « Nous vivons un moment de l’histoire marqué par une déferlante d’images, qui tranche avec le rythme lent et majestueux de la production des beaux-arts et d’une graphosphère articulée autour du livre. Devant cette amplification du flot, il est normal que les défenseurs de la valeur de l’écrit se rebellent. »

La société de l’image à l’heure du numérique

Parce qu’elle se prête à toutes les manipulations, l’image numérique est souvent accusée de mettre à mal le lien entre le réel et sa représentation. La facilité avec laquelle il est possible de modifier une image numérique fait en sorte que l’on doute souvent de la véracité des photographies diffusées dans les médias. Le reproche couramment adressé à l’image numérique est, en effet, d’avoir rompu le contrat de confiance de l’image argentique.

L’image numérique est actualisable à volonté et est susceptible de subir et de permettre toutes sortes de transformations. L’efficacité de transformation d’une image numérique est manifeste dans la fabrication des publicités pour les produits de beauté ou les vêtements mode. J’emploie ici le mot « transformation » plutôt que « retouche », car ce dernier est dans la plupart des cas un euphémisme flagrant

Read more at Suite101: La société de l’image à l’ère du numérique http://medias.suite101.fr/article.cfm/la-societe-de-limage-a-lere-du-numerique#ixzz14QMvmKkU

Dove evolution

La démonstration n’a jamais été aussi bien faite que dans le clip publicitaire « Dove evolution ». Cette vidéo d’une minute diffusé sur YouTube montre, en accéléré, la fabrication d’une photo publicitaire. Nous y voyons les étapes de transformation d’un mannequin féminin : maquillage, coiffure, prise de vue et retouche sur Photoshop.

Quoique l’effet du maquillage et de la coiffure transforment le mannequin de façon marquée, c’est l’étape Photoshop qui est frappante par l’ampleur des transformations effectuées sur le modèle. Ce vidéoclip, qui a d’ailleurs gagné plusieurs prix, a été monté pour le Fonds Dove pour l’estime de soi (The Dove Self-Esteem Fund).

Les modifications pratiquées sur les photographies de top models provoquent des réactions diverses. L’auteur et professeur Catherine Bertho Lavenir mentionne à ce sujet : « L’opération est sans conséquence tant qu’il règne un consensus sur le côté anodin de ces images ».

Elle ajoute aussi: « [...] A partir du moment où elles sont critiquées parce qu’elles offrent aux jeunes filles des modèles inaccessibles, potentiellement dangereux pour leur santé, la possibilité de manipulation offerte par l’image numérique devient un enjeu ».

Je l’ai vu, donc j’y crois!

Imaginons maintenant que des photographies d’actualité soient modifiées numériquement. Cela constituerait une grave rupture du « contrat informationnel ». Daniel Bougnoux rappelle toutefois que l’Histoire est truffée d’exemples ou les nouveaux moyens de communication bouleversent et provoquent des craintes : « On traite comme nouvelles et inédites des crises qui ont leur équivalent dans l’histoire longue, et ce que nous percevons comme un cataclysme unique a des antécédents ».

Ainsi, les craintes suscitées par la société de l’image ne sont peut-être qu’un passage obligé. Elles nous inciteront peut-être à une certaine forme de prudence. Qui sait : cela pourrait nous prémunir un peu contre les tromperies et les mensonges qui peuvent désormais être forgés plus facilement que jamais auparavant?

Tous droits réservés Jean-François Meilleur. Demandez l’autorisation de l’auteur avant toute reproduction sur Internet ou dans la presse traditionnelle.

Read more at Suite101: La société de l’image à l’ère du numérique http://medias.suite101.fr/article.cfm/la-societe-de-limage-a-lere-du-numerique#ixzz14QN3Qsa7

*********

cinéma vidéo légère télévision presse arts plastiques publicité….

L’image prend depuis des siècles une place croissante dans nos sociétés. Elle prétend montrer la vie, les gens et les choses. Les technologies de l’image vont dans le sens d’un renforcement de l’effet de réel que crée l’image et de la confusion avec les réalités du monde.
Décrypter l’image, apprendre à la lire, devient un enjeu important, trop souvent négligé.

Ce site a pour but de servir de lien et de forum à toutes celles et ceux qui ont à dire à propos des images, des publicités, des films, de la télévision, des magazines, etc. Il s’agit de publier sur ce site toutes les réactions et les commentaires, depuis l’essai élaboré jusqu’à la réflexion brève sur une image entrevue…En général les forums et les listes de discussion ne laissent pas leurs textes accessibles sur site très longtemps.

**********

Rick Poynor dévoile dans La Loi du plus fort, la réalité ambiguë sous la surface affriolante de la culture visuelle contemporaine. Du design à la pub,
en passant par la photo, l’édition et l’art,
ces essais incisifs et amusants bousculent les idées reçues, font tomber les préjugés et posent
des questions courageuses à propos de sujets
et de modes clés – de la pauvreté de l’attitude « cool » à l’agitation culturelle, en passant par la sexualité et la mort du designer, sans oublier le plaisir de l’imperfection…
Beaucoup prennent maintenant conscience du pouvoir coercitif de la culture commerciale. La Loi du plus fort montre comment les designers et les créateurs d’images sont à la fois complices et résistants au contrôle marchand du monde de l’image. Poynor visite le London Dungeon,
le centre commercial Bluewater et le siège italien de Diesel. Il rencontre des futurologues,
des tendanceurs, le graphiste agitateur Tibor Kalman et le photographe Martin Parr. Il écoute et lit entre les lignes de Ray Gun, Wallpaper ainsi que des « magalogues », scrute L’Enfer des frères Chapman et médite sur la signification d’André le Géant.

Biographie de l’auteur

Rick Poynor est aujourd’hui chroniqueur permanent pour le magazine Eye, magazine qu’il fonda en 1990 et dont il fut le rédacteur en chef pendant sept ans.
Il est aussi chroniqueur régulier pour le magazine Print à New York. Il écrit sur le design, les médias et la culture visuelle pour Frieze, Domus, Metropolis, Adbusters et le Financial Times. Parmi ses oeuvres, des biographies de Brian Eno et de l’architecte Nigel Coates, le journal des arts visuels Typographica et une collection d’essais, Design Without Boundaries. Poynor fut maître de conférences au Royal College of Art
à Londres et donne aujourd’hui des conférences dans toute l’Europe et les Etats-Unis.

**************

*Approfondir le concept de visuel

Le concept de « visuel » a été élaboré par l’historien de l’art Georges Didi-Huberman pour rendre compte des conditions particulières dans lesquelles se trouve placé le regard du spectateur [ devant une image d'art ].Celle-ci provoque en effet un dessaisissement par rapport aux catégories courantes, quotidiennes dans lesquelles s’élabore le visible: le regard perd ses repères, se trouve en quelque sorte mis à nu, désemparé. C’est là ce que Didi-Huberman appelle le « travail négatif » de l’image, qui suppose la déconstruction ou l’effondrement de l’apparaître phénoménal immédiat. Mais ce premier moment, négatif, du visuel n’est que préparatoire. Il annonce l’émergence d’un autre mode de vision, où ce n’est plus le phénomène lui-même, déjà constitué, qui se manifeste, mais sa virtualité, le moment où s’élabore la possibilité du visible. [...]L’intuition de Didi-Huberman est, à partir de là, de connecter l’une à l’autre la catégorie esthétique du visuel et la catégorie ontologique de l’événement. En-deçà de l’objet visible, quelque chose advient, se présente, que le regard doit accueillir dans son immédiateté, dans sa simplicité primitive. Le concept de visuel permet peut-être alors de sortir l’image de l’impasse où l’avait enfermée la métaphysique classique. Bien souvent, en effet, l’image est réduite à n’être qu’une quasi-chose, un double fantomatique et la plupart du temps illusoire du réel. Or une telle approche n’est valable que si l’on demeure cantonné dans une ontologie de la substance où seules la permanence et la stabilité de la chose ont du poids. Mais le statut accordé aux images se modifie fondamentalement si l’on se place dans la perspective de l’événement: l’image apparaît alors comme cette irruption d’un mode nouveau de visibilité qui déchire l’horizon « normal » du regard, et vient boulverser les catégories canoniques de la représentation.Laurent Lavaud, extrait du vade-mecum de l’ouvrage « L’image », paru en GF Flammarion collection Corpus, 1999****L’interprétation sociologique des imagesNous pouvons sans doute affirmer de cette image qu’elle est une photographie. Mais que dire du contenu de l’image ?- S’agit-il d’un vieil indien d’Amérique, l’un de ceux qui furent photographiés par les premiers intrépides voyageurs de l’Ouest ?- Est-ce une indienne (une habitante des Indes) saisie par un distingué savant anglais ?- Est-ce l’œuvre d’un reporter photographe contemporain qui a voulu nous faire ressentir la détresse d’une population victime d’une catastrophe ?Le  » fond  » sur lequel se détache la  » figure  » ne nous apprend pas grand chose : on dirait un mur en torchis qu’il est difficile de situer géographiquement. L’expression du personnage représenté paraît empreint d’une grande tristesse ; à moins qu’il ne soit plongé dans une profonde méditation. Ou peut-être souffre-t-il physiquement et tente-t-il de cacher cette douleur ?[voir 01]
Nous pouvons également faire certaines hypothèses concernant l’attitude du photographe. Nous savons qu’il a pu s’approcher de son sujet : le personnage est en plan rapproché et on ne sent pas l’utilisation d’un téléobjectif. Mais nous ne pouvons pas deviner si cette approche résulte d’une complicité avec le personnage, d’un hasard ou d’un coup d’audace. Par ailleurs, il ne s’intéresse pas à autre chose qu’à celui qui constitue son sujet (ou son objet ?) : l’image ne fait allusion à aucun  » hors-champ « , elle ne laisse rien supposer de ce qui entoure le cadre. [voir 02]
Que conclure de cette rapide exploration ? D’abord que, mis en présence d’une image inconnue, nous avons tenté de la situer, de lui trouver un contexte où elle pourrait prendre sens. Nous avons mis à contribution nos connaissances ou nos habitudes concernant l’image pour tenter d’en prendre la mesure.Ceci nous conduit à une hypothèse générale sur l’interprétation des images. Celle-ci dépendrait :
- de la situation de l’image, c’est-à-dire de la relation que l’image entretient avec son propre contexte de fabrication, telle que cette relation est connue (ou parfois imaginée) par le spectateur ;
- de la situation du spectateur, c’est-à-dire de la relation que ce spectateur entretient avec cette image, du regard qu’il porte sur elle.La situation des imagesLa photographie examinée plus haut a été prise par Marc Garanger, qui raconte ainsi son histoire :  » En 1960, je faisais mon service militaire en Algérie. L’Armée française avait décidé que les autochtones devaient avoir une carte d’identité [...] On me demanda de photographier tous les gens des villages avoisinants. »

Pourquoi l’armée française a-t-elle voulu utiliser la photographie dans le contexte d’une guerre coloniale ? La réponse se trouve dans l’un des usages habituels du portrait depuis la fin du 19ème siècle. Souvent chargé de célébrer certaines personnalités, il peut aussi servir à établir l’identité des individus grâce à la production d’images précises et ressemblantes En savoir plus .
Dans cette seconde perspective, il était presque inéluctable que les autorités françaises aient voulu mieux connaître une population qu’elle voulait contrôler.

Il apparaît que notre image se trouve au confluent de deux lignées historiques. L’une procède d’un contexte social spécifique (la guerre d’Algérie) et d’un projet singulier (contrôler la population arabe) ; la seconde appartient à l’histoire sémiotique des images (celle des grands genres comme le portrait, le nu, etc.).
La  » situation  » d’une image résulte donc d’un état objectif et d’une condition sémiotique :
- en tant qu’objet, une image est le produit de l’activité sociale ;
- en tant que signe, une image observe les règles auxquelles un genre a progressivement souscrit et que la tradition a entérinées.

Singularité des images

Mais une image ou une série d’images ne se réduit pas à un contexte social ou à un genre ; elle constitue toujours un événement particulier dont il faut considérer les qualités spécifiques. Examinons par exemple quatre des images saisies par Garanger. [voir 03]
Reconnaissons que ces images jouent le jeu du portrait d’une façon inhabituelle. S’il est vrai que ces photographies présentent d’une façon franche et nette des visages devant des décors neutres, les sujets photographiés ne se contentent pas de  » poser  » et l’opérateur n’est pas seulement un  » observateur attentif « .
Dans la photo (1), qui nous avait d’abord tant intrigué, le personnage s’absente de la situation de pose : son regard est comme retourné vers ses propres pensées et demeure hors de portée du photographe. Le caractère manifeste de la relation entre l’opérateur et le personnage caractéristique du portrait en est désavoué. [voir 04]

Les images (2) et (3), au contraire, ne laissent aucun doute sur le fait que les modèles ont conscience de la situation. La femme de la photo (2) considère directement l’objectif photographique et à travers lui les futurs spectateurs de son portrait. Sa colère, empreinte d’une immense tristesse, ne peut échapper à aucun observateur même rapide de l’image : la neutralité que produisent en général l’immobilisation et la présentation n’est ici pas de mise. On pourrait être tenté de dire que s’il y a portrait, c’est surtout celui d’un sentiment. [voir 05]

Avec l’image (3) le cas est différent, plus incertain. Le personnage nous regarde également ; il ne s’efforce pas de canaliser un mouvement comme le fait celui de l’image (2). Cette femme demeure campée face à nous, sans apprêt mais avec certitude. L’on ne sait s’il s’agit d’un défi adressé au spectateur ou d’une curiosité presque ethnographique qui concerne l’activité de l’opérateur. Comme si le sujet retournait son œil inquisiteur à l’envoyeur. [voir 06]

Seule l’image (4) constitue un portrait  » classique  » : la jeune femme coopère visiblement avec l’opérateur afin que celui-ci fabrique une image qui lui ressemble. Un sourire presque complice, un regard assez confiant, le châle couvrant joliment les épaules et le torse : cette jeune femme joue le jeu du portrait. Et le photographe fait de même, qui compose une image régulière, dont le piqué et le cadrage soigné rendent hommage à la beauté du modèle. [voir 07]

Les anomalies relevées dans les premières images s’expliquent sans aucun doute par le situation de production de ces images. Le contexte caractéristique de la guerre d’Algérie, la volonté de contrôle de l’armée coloniale, la situation de menace potentielle vécue par les femmes photographiées, l’état militaire de l’opérateur Marc Garanger obligé d’obéir à des ordres impérieux, l’interdiction de la représentation propre à la religion musulmane déterminent le caractère objectif de ces photographies : en tant qu’objets, elles résultent de la relation d’oppression entre Français et Algériens.

Leur qualité sémiotique consiste justement à nous faire sentir les tensions qu’une pratique symbolique, prise entre une certaine conjecture historique et les lois d’un genre, engendre : l’image-signe révèle les pressions exercées sur l’image-objet à travers la déformation des règles du genre.
Celui qui a effectué cette opération peut être appelé  » auteur  » : son rôle consiste à concrétiser la rencontre entre un genre et une situation historique : il lui donne sens à sa façon, il l’exprime d’une façon qui tient à sa trajectoire, à sa culture, à ses habitudes. On ne peut donc pas dire que l’auteur est  » déterminé  » par des conditions qui lui sont extérieures : celles-ci constituent plutôt la trame de son travail, les éléments à partir desquels il fabrique son œuvre. En savoir plus

Situation de l’interprétation

Revenons au spectateur et à sa compréhension des images. Nous l’avons vu, une image n’est jamais isolée : elle est toujours entourée d’un savoir, de valeurs, bref d’une présentation. Le plus souvent cette présentation provient de l’espace où l’image est introduite : ainsi l’introduction de Femmes algériennes 1960 explique le contexte où Marc Garanger a opéré.
Appelons cadre de présentation le contexte cognitif, social, économique où apparaît une image. Même en tenant compte de variations culturelles ou historiques, le cadre de présentation est relativement permanent : son origine institutionnelle (le producteur des images, la critique autorisée, etc.) lui assure une légitimité qu’il est difficile de mettre en question.
Mais ce n’est pas le cas de la manière dont un spectateur peut de lui-même décider de regarder une image. Par exemple nous pouvons les regarder comme un témoignage de l’oppression coloniale. Nous pouvons les considérer avec l’œil d’un ethnographe qui étudie les modes vestimentaires des femmes autochtones à l’époque. Nous pouvons aussi les placer sous la loupe du commanditaire et nous demander si ces images pouvaient réellement fonctionner comme des photos d’identité. Nous pouvons encore les considérer comme des photographies d’art et apprécier le talent de leur auteur Marc Garanger. [voir 08]
Nous avons énuméré quatre regards possibles sur ces images, que l’on peut qualifier respectivement de politique, ethnologique, militaire, artistique. Chacun d’entre eux identifie une posture de réception, ce que nous appellerons un cadre d’interprétation.

Nous dirons finalement que l’acte d’interprétation résulte d’un accommodement ou d’un ajustement entre cadre de présentation et cadre d’interprétation : l’identité attribuée à l’image et l’identité assumée par le spectateur constituent le site où l’interprétation de l’image, le sens qui lui est assigné, peut être proférée. Cependant, elle ne s’y résume pas : la rencontre d’un individu spectateur particulier avec une image, même si elle a trouvé son lieu, demeure une aventure individuelle ; cela ne signifie pas qu’elle cesse d’être sociale, mais qu’elle obéit à une logique fine mêlant des motifs de niveaux très différents. L’espace de l’interprétation est ainsi à la fois ouvert, en ce sens potentiellement infini, et limité par les contraintes et les conventions sociales.

http://imagesanalyses.univ-paris1.fr/interpretation-sociologique-images-6.html

http://imagesanalyses.univ-paris1.fr/

****

*Appel à publication : Sociologie de l’image, sociologie par l’imageCinémAction, ouvrage collectif, dirigé par Réjane ValléeRésuméCe CinémAction se propose de questionner la façon dont la sociologie aujourd’hui s’intéresse à l’image, de l’objet à analyser, à l’objet-analyse de la sociologie visuelle. Les textes exploreront en particulier les deux axes éponymes : la sociologie de l’image, la sociologie par l’image. Comment le sociologue analyse-t-il les images ? Quelle « sociologie des images », dans ce qui peut participer à la fois d’une sociologie des oeuvres, mais aussi d’une sociologie des industries culturelles ? Cette prise en compte de l’image constitue la base, pas toujours explicite, de l’autre axe de cet ouvrage, la sociologie par les images. Comment le sociologue utilise-t-il les images, de la photographie au film, en passant par les « nouvelles technologies » multimédia ? Du document brut au film-recherche, les variations autour de l’image « sociologique » recouvrent des pratiques profondément différentes. Loin d’en épuiser le sens, les contributions analyseront les méthodes et les approches de la « sociologie visuelle » contemporaine.ProblématiqueLe récent développement des études en sociologie de l’art et des oeuvres (Pequignot, Esquenazi 2007) s’appuie, pour une part, sur le cinéma et la photographie (Garnier, Becker 1974b, Esquenazi 2004), plus rarement sur la télévision (Mehl, Pasquier, Chalvon-Demersay) et les nouveaux médias. Avec quelle(s) méthode(s) scientifique(s) le sociologue peut-il prendre en compte les images, dont il se méfie traditionnellement (Maresca), et qui sont plutôt le terrain de recherche privilégié des historiens, des plasticiens, des esthéticiens ? Les propositions porteront sur des analyses précises d’oeuvres, que ce soient un ou plusieurs films ou approches thématiques, des programmes télévisuels (publicités, clips, séries télé…), des photographies, des sites internet, des jeux vidéo, des peintures, des dessins… Des analyses portant sur les dispositifs (Boukala) seront aussi possibles, prolongeant, par exemple, les travaux de Morin sur la question. Quelques textes porteront aussi sur la question du public de ces images : de la théorie du film miroir plus ou moins déformant au « film proposition » (Sorlin, Malassinet, Ethis), où se place la sociologie aujourd’hui sur la question des rapports entre image(s) et société(s) ?Dans leurs pratiques aussi bien que dans leurs analyses, les deux figures que sont Bourdieu en France, et Becker aux USA interrogeront les différentes facettes de la photographie : du dispositif à analyser (Bourdieu 1965) à une approche particulière du terrain (Schultheis), d’un « monde de l’art » (Becker 1988) à un « essai photographique » (Becker 1974a), ces deux auteurs fixent un cadre théorique et empirique qui permet de voir à quel point sociologie de et par l’image sont indissociables. Comment, pourquoi et pour qui un chercheur choisit-il de travailler avec, ou à travers l’image, alors que la reconnaissance institutionnelle reste parfois faible (Becker 2009) ? Des « OVNI » (Barrata) aux (co)réalisations de sociologues tels Ganne, Sebag et Durand, Haicault, Friedmann pour le film, ou Papinot et Garrigues pour la photographie, toutes ces réalisations soulèvent les enjeux, mais aussi, parfois, les limites de cette « sociologie visuelle ». Le texte de Pierre Naville et l’écho qu’il reçut dans les années 80 (Terrenoire, le réseau national Pratiques audiovisuelles en sciences sociales) démontrent que malgré de nombreuses tentatives, la recherche en images rencontre encore de grandes réticences, particulièrement en France. Alors que l’anthropologie et l’ethnologie visuelle sont aujourd’hui ancrées dans le paysage de la recherche, provoquant de nombreux textes sur le sujet (Piault, De France, Colleyn, Conord…), la sociologie visuelle se déploie de manière éparse, sans questionnement d’ensemble sur sa portée et ses méthodes. Comment les chercheurs peuvent-ils penser en images, par l’image (Friedmann, Durand, La Rocca, Sebag et Tengour) ? Le sens est-il construit par l’image, ou par le regard porté sur elle ? Tout est-il « affaire de contexte » ? S’il semble entendu que les méthodes de recherche en images sont très proches de celles des recherches « écrites » (Guillou et Haicault), la sociologie visuelle oblige, a contrario, à questionner les frontières, en perpétuel mouvement, de la sociologie — des sociologies — notamment avec d’autres disciplines, évoquant une certaine transdisciplinarité. Quel déplacement épistémologique pose ce travail avec par sur l’image (Laplantine) ? Les textes publiés aborderont des expériences concrètes de sociologie visuelle, des questionnements théoriques, mais pourront aussi analyser des documentaires, des séries photographiques, des travaux multimédia pour leur approche sociologique. Outre l’aspect scientifique de la recherche en image, la question du destinataire se pose : quel public, pour quelle sociologie ?

Calendrier :

Date limite de remise des propositions (1500 signes) : 15 janvier 2010 par mail : rejane.vallee@univ-evry.fr mailto:rejane.vallee@univ-evry.fr

Date de retour des propositions retenues : 1er février 2010

Date limite de remise des textes (15 000 à 18 000 signes) : 30 juin 2010

Références citées :

BARATTA R. (2006), Du film à l’OVNI en passant par le travail, in FRIEDMANN D. (dir.) Filmer, chercher, Communications n°80, pp. 235-254.

BECKER H.S. (1974a), Blessing the fishing fleet in San Francisco, Society, Volume 11 n° 4, mai 1974 pp. 83-86.

BECKER H.S. (1974b), Photography and Sociology. Studies in the Anthropology of Visual Communication 1, pp. 3-26.

BECKER H.S. (1988), Les Mondes de l’art, Paris, Flammarion.

BECKER H.S. (2009), Comment parler de la société. Artistes, écrivains, chercheurs et représentations sociales, Paris, La Découverte, « Grands Repères Guide ».

BOUKALA M. (2009), Le dispositif cinématographique, un processus pour [re]penser l’anthropologie, Paris, Téraèdre, « L’anthropologue au coin de la rue ».

BOURDIEU P., BOLTANSKI L., CASTEL R., CHAMBOREDON J.C. (1965), Un art moyen. Essai sur les usages sociaux de la photographie, Paris, Minuit, « Le sens commun ».

CHALVON-DEMERSAY S. (2000), Pour une approche sociologique des oeuvres de fiction télévisée, in MIGOZZI J. (dir.), De l’écrit à l’écran : littératures populaires : mutations génériques, mutations médiatiques, Limoges, PULIM, « Littérature en marge », p. 851-864.

CHALVON-DEMERSAY S. (2000), Une enquête sur la série télévisée Urgences, Esprit n°10, p. 21-38.

COLLEYN J.P., DE CLIPPEL C. (dir.) (1992), Demain, le cinéma ethnographique, CinémAction n°64, Corlet, Télérama.

CONORD S. (dir.) (2007), Arrêt sur images. Photographie et anthropologie, Ethnologie française, 2007 / 1.

DE FRANCE C. (1979), Pour une anthropologie visuelle, Paris, Mouton, La Haye-New York, « Cahiers de l’Homme » n°19, Nouvelle Série.

DE FRANCE C. (1982), Cinéma et anthropologie, Paris, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme.

DE FRANCE C. (1994), Du film ethnographique à l’anthropologie filmique, Paris, Éditions des Archives Contemporaines.

DURAND J.P. (2004), Filmer le social ?, L’homme et la société, n° 142, 2004/1, pp. 27-44.

ESQUENAZI J.P. (2004), Godard et la société française des années 60, Paris, Armand Colin, « Cinéma ».

ESQUENAZI J.P. (2007), Sociologie des oeuvres. De la production à l’interprétation, Paris, Armand Colin.

ETHIS E. (2005), Sociologie du cinéma et de ses publics, Paris, Armand Colin, « 128 ».

FRIEDMANN D. (dir.) (2006), Filmer, chercher, Communications n°80.

GARNIER J.P. (2004), Les Choristes, un analyseur des nostalgies populaires, L’homme et la société n°154, pp. 69-91.

GARRIGUES E. (1999), L’écriture photographique, essai de sociologie visuelle, Paris, L’harmattan, « Champs visuel ».

GUILLOU A., HAICAULT M. (dir), Réseau national pratiques audiovisuelles en sciences sociales : Cahier n°1 Pratiques audiovisuelles en Sociologie (Avril 1987, LERSCO Nantes) ; Cahier n°2 La parole dans le film (Avril 1988 LEST Aix en Provence) ; Cahier n°3 La caméra sur le terrain (Avril 1989 Vaucresson).

LA ROCCA F. (2007), Introduction à la sociologie visuelle, in BOU HACHEM A. et LA ROCCA F. (dir.), L’image dans les sciences sociales, Sociétés n°95, 2007/1.

LAPLANTINE F. (2009), Son, images et langage. Anthropologie esthétique et subversion, Paris, Beauchesne.

MALASSINET A. (1979), Société et cinéma, Les années 60 en Grande Bretagne, Paris, Lettres modernes.

MARESCA S. (1996), La photographie. Un miroir des sciences sociales, Paris, L’Harmattan, « Logiques sociales ».

MEHL D. (1996), La télévision de l’intimité, Paris, Seuil.

MEHL D. (1992), La fenêtre et le miroir. La télévision et ses programmes, Paris, Payot.

MORIN E. (1958), Le cinéma ou l’homme imaginaire, Paris, Les Editions de minuit.

NAVILLE P. (1966), Instrumentation audio-visuelle et recherche en sociologie, Revue de sociologie française, Volume 7, Numéro 2, pp. 158–168.

PAPINOT C. (2007), Le « malentendu productif ». Réflexion sur la photographie comme support d’entretien in CONORD S. (dir.) Arrêt sur images. Photographie et anthropologie, Ethnologie française, 2007 / 1, pp. 79-86.

PASQUIER D. (1999), La culture des sentiments. L’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme.

PEQUIGNOT B. (2008), Recherches sociologiques sur les images, Paris, L’harmattan, « Logiques sociales », Sociologie des arts.

PIAULT M. H. (2000), Anthropologie et cinéma : Passage à l’image, passage par l’image, Paris, Nathan, coll. Nathan Cinéma.

SCHULTHEIS F. (2003) Images d’Algérie, Une affinité élective, Textes et photographies de Pierre Bourdieu, Paris, Actes Sud Sindbad Camera Austria, « Archives ».

SEBAG J., TENGOUR H. (1998), De la métaphore au concept, Centre Pierre Naville.

SORLIN P. (1977), Sociologie du cinéma, Paris, Aubier.

TERRENOIRE J.P. (1985), Images et sciences sociales : l’objet et l’outil, Revue française de sociologie, XXVI-3, pp. 509-527.

**********

http://trivium.revues.org/index482.html

http://sociologie.upmf-grenoble.fr/SOCIOLOGIE/0/fiche___defaultstructureksup/&RF=U2SOCIO

http://www.scienceshumaines.com/_accueil

***********

lemondelimage.jpg

*Une « société de l’image » ?

http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=13547

*******

 

 

**********************

 


Auteur: M.NIAR

niar

Profil – About me

Un citoyen du monde. né à Nédroma..Algérie.. marié et père de 5 enfants. ancien chroniqueur..éditorialiste..rédacteur en chef.(hebdomadaire socio-culturel) de formation bilingue:français-arabe études sup.socio.et littér.française stage de formation à l'institut du journalisme ancien scout et enseignant une vie riche en événements, avec des hauts et des bas, comme beaucoup de gens de ce monde. Au cours de ma vie, j'ai toujours essayé d'être vrai et juste le plus possible . xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx A citizen of the world - born in Algeria Nédroma .. Married and father of 5 children. former columnist...editor. (weekly socio-cultural) training bilingual French-Arabic studies sup.socio.et littér.française training course at the Institute of Journalism and former scout teacher . a rich life events, with ups and downs, like many people of this world. During my life I have always tried to be true and right much as possible.
juin 2022
L Ma Me J V S D
« déc    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930  

Je vous remercie de votre visite. thanks for your visit

Je vous remercie de votre visite. thanks for your visit

Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Commentaires récents

Pages


Blogactu |
Lemondedebono |
Les chroniques du vide méni... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Moon à Courchevel
| The Soul of a Slayer
| AHL EL KSAR