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*Expos.Infos.autour de la photo

**Alger: 1er SALON NATIONAL DE LA PHOTOGRAPHIE INSOLITE

     - jusqu’au 30 juin 2011

Une diversité de sujets. Des images volées sur le vif, que l’on rencontre quotidiennement, sans pour autant leur accorder le moindre regard. Un talent dévoilé…

Depuis le mercredi 8 juin 2011, le palais de la culture Moufdi-Zakaria abrite le 1er Salon national de la photographie insolite. Cette manifestation s’étalera jusqu’à la fin du mois en cours. Ce ne sont pas moins de 47 photographes algériens venus des quatre coins du pays qui y exposent leurs œuvres d’art. Ce sont des passionnés de l’image instantanée, sans fioriture, sans mise en scène : l’image prise sur le vif. Ces photographies s’inscrivent dans un autre registre, à savoir celui de l’insolite.
Organisé par le Palais de la culture, ce 1er Salon national de la photographie insolite se veut “un clin d’œil amusant” pour un événement qui va “peut-être permettre de replacer cet art, peu présent dans les espaces et consolider sa place en Algérie”, affirment les organisateurs. En effet, cette discipline de la photographie a ses disciples. En Algérie, de grands noms lui sont associés “sans oublier ceux qui font quotidiennement l’actualité à travers la presse écrite”.
Plus que des témoins, les photographies exposées racontent une situation, un fait insolite –  hors du cadre ordinaire – ou tout simplement une situation insolite car cocasse, frisant le rire, voire le grotesque. Des événements que l’objectif a saisis à tout jamais, décrivant ainsi des singularités, mais ô combien réelles, et qui auraient pu passer pour ordinaires.
Dans Acclimatation, de Djilali Baba-Ahmed (Alger), c’est une maison de Beni Abbès à Béchar, ensevelie sous le sable et sur un des murs est accroché un climatiseur, soutenu par une “barre de fer” en guise de pilier. Un bus qui est par-dessus le pont sur l’autoroute de Ben Aknoun, et comme son titre l’indique, c’est Plus de peur que de mal, une photographie signée Khaina Amirat. Outre des images prises sur le vif, c’est également celle montrant “les miracles” de la nature. Comme c’est le cas avec la Carotte d’Amar Belkacem de Tizi Ouzou, qui montre deux carottes soudées, ne formant qu’un seul légume, et au milieu duquel une pousse verte. Fatima Chafaâ propose une image désolante, témoin de la vie dure et de la misère des gens : Une vie dans une makbara. Au milieu du cimetière à Aïn Benian (Alger) une bâtisse se dresse fièrement, dont le toit est recouvert de plastique noir. Sur un des quatre murs, l’incontournable assiette blanche (la parabole). Sur le côté, du linge étendu ça et là, faisant face à un tas de ferraille… La liste est longue, comme en témoigne le catalogue de l’exposition qui renferme de belles images, qui la plupart, font sourire.
Dévoilant la réalité d’un quotidien qui n’est pas souvent de tout repos, ces photographies, au-delà de leur côté “voyeur”, sont des créations, des œuvres d’art. Chacune raconte une histoire, livre un secret, sans compassion, ni parti pris. Neutres, elles narguent le visiteur, racolent son regard, son attention. Oscillant entre la fiction et la réalité, ce travail plonge le regard dans l’inattendu. Se déclinant telle une promenade, c’est l’univers de la découverte, de l’extraordinaire où différents sentiments se mêlent, où le grotesque, l’insolite et le pénible trouvent de la grâce dans les yeux du visiteur.
Un mélange de béatitude et de frustration nous habite, sans pour autant sombrer dans la mélancolie, car le côté artistique prime sur tout l’ensemble, mettant à nu le talent et surtout le regard. (Liberté-13.06.2011.)

1er Salon national de la photographie d’art, jusqu’au 30 juin 2011, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria.

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* 841.000 euros une photo de Richard Avedon

Photographie de Richard Avedon, «Dovima with elephants», adjugée plus de 840.000 euros à Paris.

Photographie de Richard Avedon, «Dovima with elephants», adjugée plus de 840.000 euros à Paris.

ENCHERES – Cette vente est un record en France…

Le cliché «Dovima with elephants», représentant le mannequin posant en robe Dior entre deux éléphants, de Richard Avedon a été adjugée 841.000 euros samedi à Paris, un record mondial pour la vente d’une photographie de l’artiste américain.

La vente aux enchères de soixante-cinq photographies du portraitiste et photographe de mode, décédé en 2004, a atteint 5,467 millions d’euros, selon un communiqué de la maison d’enchères Christie’s.

La vente du cliché, pris en 1955 au Cirque d’hiver à Paris, est un record pour une photographie vendue en France. Un portfolio des Beatles en quatre clichés et un portrait de Marilyn Monroe, pris en 1957 à New York, ont été adjugés respectivement à 445.000 euros et 169.000 euros.(Reuters-21.11.2010.)

*autres photos de Richard Avedon:

Richard Avedon et Annie Leibovitz s'exposent à Paris

 Twiggy, coiffure de Ara Gallant studio de Paris, janvier 1968

 Richard Avedon et Annie Leibovitz s'exposent à Paris

 Annie Leibovitz
Susan Sontag, Mexique, 1989

 Richard Avedon et Annie Leibovitz s'exposent à Paris

Veruschka, robe de Kimberly New York, janvier 1967  

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*Twitpic: l’AFP considère que vos images sont libres de droit

WEB – L’agence France Presse estime avoir le droit de se servir de n’importe quelle image publiée sur le service twitpic…Ne soyez donc pas étonné si l’une de vos photos se retrouvent à la une des journaux du monde entier. Comme le précise nos confrères de Satmag, l’AFP estime que ce que vous postez sur les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter, ne vous appartient plus… Du coup, elle défend cette position devant un tribunal du district sud de New York. Elle utilise pour cela comme argument le fait que que les conditions d’utilisation de Twitter et du service indépendant Twitpic font automatiquement renoncer à tout droit d’utilisation.Cette affaire fait notamment suite à la publication de plusieurs photographies sur Twitpic par Daniel Morel, un photographe qui avait réalisé un cliché peu après le tremblement de terre en Haïti. Ce dernier s’était fait voler l’un de ses clichés par l’AFP qui l’avait signée sous son propre nom et vendue à ses médias clients.Pris au piège, Daniel Morel avait écrit à l’AFP en lui réclamant ses droits légitimes mais l’agence s’est retournée contre lui en dénonçant une diffamation commerciale. Elle lui avait aussi demandé une déclaration d’absence de contrefaçon. (20Minutes-12.11.2010.) 

*Jusqu’ici, on pensait que seules les grandes sociétés américaines pouvaient se permettre de bafouer les droits des internautes.

On se méfie de Microsoft, de Google, de FaceBook, etc. On pense qu’ils peuvent collecter des informations à notre insu pour en faire n’importe quoi, nous ficher, nous fliquer, nous faire la morale ou encore vendre tout ce qu’ils savent de nous à d’autres sociétés dont on sait encore moins ce qu’ils vont en faire.

En France, à part notre gouvernement pour les plus paranoïasque ou les plus réaliste, qui pourrait vouloir profiter de nous et de nos informations ?

Et bien on a trouvé. L’AFP estime en effet que ce que vous postez sur les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter, ne vous appartient plus.

C’est la position que soutient l’agence devant un tribunal du district sud de New York. Elle utilise comme argument le fait que que les conditions d’utilisation de Twitter et Twipic font automatiquement renoncer à tout droit d’utilisation.

Dans cette affaire, Daniel Morel, un photographe, a publié plusieurs de ses photos sur Twitter via Twitpic.

L’AFP les a reprises et les a vendues en se les appropriant, sans mentionner le nom de leur auteur.

Daniel Morel a écrit à l’AFP en réclamant ses droits et l’agence s’est retournée contre lui en « dénonçant une diffamation commerciale » et demandant une déclaration d’absence de contrefaçon.

Alors que Twitter précise qu’il peut partager et même vendre tout ce qui est écrit sur son site, l’AFP a interprété cette clause en estimant que n’importe quel utilisateur de Twitter devient un partenaire et peut utiliser ce qu’il y trouve. (satmag-11.11.2010.)

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*RÉSIDENCE ALGÉRO-EUROPÉENNE DE PHOTOGRAPHES
18 photographes, 18 regards
 Le patrimoine d’Alger sera décliné en plusieurs photographies d’ici et d’ailleurs, du 9 au 12 novembre, à Dar Abdelatif.

casbahalg.jpg 

Après les rencontres euromagrébines des écrivaines à l’Insm, au mois d’octobre dernier, organisées conjointement par la délégation de l’Union européenne et l’Agence pour le rayonnement culturel (Aarc), une nouvelle manifestation placée sous le signe de l’échange et du partage euro-maghrébgin aura lieu du 9 au 12 novembre 2010, à Dar Abdellatif. Il s’agira d’une Résidence de photographes autour du patrimoine culturel et architectural algérois.
Pour Madame Laura Baeza, ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, cette initiative permettra «d’apporter ce regard croisé de femmes et d’hommes passionnés par leur travail sur une ville qui en a inspiré plus d’un». Il s’agira également d’organiser un espace d’échange d’expériences entre photographes algériens et européens, nous apprend-on. En effet, ils et elles sont 18 photographes, dont 10 Algériens, issus de la photographie d’art, de la photo-presse et des arts contemporains. Certains d’entre eux possèdent une longue expérience, tandis que d’autres, plus jeunes, se sont distingués par leur talent prometteur.
Cette diversité d’origines, de formations, d’âges, de centres d’intérêt et de méthodes, a été retenue pour donner la plus grande richesse à leurs photographies ainsi qu’à leurs échanges. Durant quatre jours, ils auront toute la ville à leur disposition, pour la photographier selon leurs points de vue et styles, en se centrant sur le patrimoine culturel et architectural divers que présente Alger, du plus ancien au plus moderne.
Du côté européen, on citera les noms de Marion Beckhäuser (Allemagne), Juan Angel de Corral (Espagne), Coralie Grandjean (France), Radoslaw Kazmierczak (Pologne), Jason Oddy (Grande-Bretagne), Charles Paulicevitch (Belgique), Christian Wachter (Autriche), Elisabetta Zavoli (Italie) et du côté algérien, Rachida Azdaou, Sarah Bellache, le photographe du désert Farid Djemaâ, Sid Ali Djenidi, Mohamed Guesmia, El Hadi Hamdikene, Rafik Laggoune, Louisa Sid Ammi, Rafik Zaïdi et Réda Samy Zazoun. La photo d’art a de plus en plus droit de cité.
Après le premier festival qui lui a été dédié cette année au Mama sur initiative du ministère de la Culture, voilà une nouvelle expérience qui enchantera certainement les amateurs, même si le concept n’est pas le même. Car outre la photo d’art, celle de presse sera également, à l’honneur. Toutes, les unes que les autres, rivalisent de beauté et d’enseignements.
Des photos dont certaines seront assurément plus instructives que d’autres sur le monde qui nous entoure, piquant au vif l’actualité nationale ou internationale. (L’Expression-09.11.2010.)

**Objectif,le patrimoine culturel et archéologique

En l’espace de quatre jours, dix-huit photographes algériens et étrangers sont conviés à immortaliser, par une série de clichés, le patrimoine culturel et architectural algérois.

Dans le cadre de ses activités culturelles, en partenariat avec le ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) et les services culturels des Etats membres, la délégation de l’Union européenne en Algérie organise, du 9 au 12 de ce mois, une résidence  de photographes sur le thème «Le patrimoine culturel et architectural algérois» à la villa Abdeltif. Pas moins de 18 photographes algériens et étrangers prendront part à ce rendez-vous artistique. Un événement qui se veut avant tout un espace d’échange et de dialogue autour du thème du patrimoine culturel et architectural algérois.

Au cours d’une conférence de presse animée, hier, au niveau de la villa Abdeltif, Mme Laura Baeza, ambassadrice, chef de la délégation de l’Union européenne, a rappelé à l’assistance que cette résidence algéro-européenne de photographes fait suite à la rencontre des femmes écrivaines qui s’est déroulée en octobre dernier à Alger. «Cette résidence s’inscrit dans le cadre du dialogue interculturel que l’Union européenne encourage à travers différents programmes nationaux et régionaux.  Algériens et Européens vont travailler ensemble, échanger des expériences et surtout développer un dialogue autour d’un métier qui les passionne», dit-elle.

La conférencière a indiqué que cette résidence est une première étape d’un projet qui a pour objectif d’offrir aux Algérois et à tous ceux qui s’intéressent au patrimoine un regard croisé des professionnels de la photo sur Alger, et ce, à travers une exposition photographique qui sera organisée, probablement au musée du MaMa en 2011.

Déclic pittoresque

Un livre d’art sera également édité avec les photographies réalisées dans le cadre de cette résidence. Parmi les artistes européens, citons l’Allemande Marion Beckhausser, l’Espagnol Juan Angel De Corral, la Française Coralie Grandjean, le Polonais Radoslaw Kazmierczack, le Britanique Jason Oddy, le Belge Charles Paulicevitch, l’Autrichien  Christian Wachter, le Belge Charles Paulicevitch et l’Italienne Elisabetta Zavoli. Côté Algérie, on retiendra les noms de Rachida Adaou, Sarah Bellache, Farid Djema, Sid Ali Djenidi,  Mohamed Guesmia, El Hadi Hamdikène, Rafik Laggoune, Louiza Sid Ammi, Rafik Zaïdi et Réda Samy Zazoun.

La plupart des photographes sélectionnés pour cette résidence sont des  professionnels ayant une expérience dans le domaine.  En effet, ce sont des photographes issus de différentes écoles de photographie. Certains sont spécialisés dans la photo d’art. D’autres sont des reporters photo ou encore des plasticiens pétris de photographie.«Durant leur séjour, ils vont focaliser leur travail sur le patrimoine algérois, au sens le plus large du mot, et saisir les images qui à leurs yeux sont les plus significatives de cette richesse», ajoutera Mme Baeza.

Il est à noter que les photographes retenus pour cette résidence seront armés de leur boîtiers afin d’immortaliser des clichés se rapportant au patrimoine culturel et architectural algérois. Le programme des visites prévoit des haltes au niveau du Bastion 23, La Casbah d’Alger, la Grande-Poste, l’hôtel El Djazaïr,  Djemâa El Djedid, Djemâa El Kebir,  Sidi Abderrahmane, Dar Aziza,  Fort Tamentefoust,  Notre-Dame d’Afrique, le Théâtre national d’Alger, aqueduc du Val d’Hydra. Des lieux historiques, mythiques, que la mémoire ne saurait oublier. (El Watan-11.11.2010.)
 

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*Toute la photo à Paris

André Kertész, «Satiric Dancer», 1926. (Crédits : Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine, Paris)
André Kertész, «Satiric Dancer», 1926. 

Coup sur coup, l’image s’apprête à fondre sur le Carrousel du Louvre et à souffler les trente bougies du Mois de la photo. Une belle mise en lumière pour les expositions et les galeries, dont Le Figaroscope n’a gardé que le meilleur. En noir, en blanc et en couleurs.

*Expos.Infos.autour de la photo coeur- Expos : une saison d’enfer

André Kertész. Le rêveur et son double, c’est Kertész (1894-1985), son jeu d’ombres et ses autoportraits hypersensibles. Voilà une rétrospective comme on en rêve, belle comme la nuit à Budapest, savante mais pas écrasante, originale comme tous ses tirages souvent inédits en France, personnelle, à l’image de ce Hongrois qui fit halte à Paris pour échouer à New York, triste Ulysse au retour de Troie (commissariat et catalogue de M. Frizot et A.-L. Wanaverbecq). Jeu de Paume, 1, place de la Concorde (VIIIe ), jusqu’au 6 février.

 

Cecil McDonal Jr., «Chicago, Frances before dinner», 2005. (Crédits : Cecil McDonal Jr., Courtesy Catherine Edelman Gallery)
Cecil McDonal Jr., «Chicago, Frances before dinner», 2005.

Made in Chicago. Vertigo ! La Bank of America Merrill Lynch a prêté le nec plus ultra de sa collection. Moholy-Nagy, Callahan, Siskind, Arthur Siegel, Metzker… 90 œuvres stars qui racontent Chicago et sa nouvelle école Bauhaus. Mona Bismarck Foundation, 34 avenue de New York (XVIe ), jusqu’au 6 novembre.

Harry Callahan. En une photographie au tirage sublimé, l’Américain Harry Callahan impose le silence et le beau (Chicago, vers 1949). Deux salles seulement et une émotion pure, un rien austère. Fondation Henri Cartier­Bresson, 2, impasse Lebouis (XIVe ), ­jusqu’au 19 décembre.

Larry Clark, Kiss the Past Hello. Qui n’a pas entendu parler du grand méchant loup de la photo américaine, interdit aux moins de 18 ans ? Polémique oblige, l’œil est aujourd’hui plus critique sur ses séries historiques, crues, trash, Tulsa et surtout Teenage Lust . Musée d’art moderne de la Ville de Paris, 11, av. du Président-Wilson (XVIe ), jusqu’au 2 janvier.

La France de Raymond Depardon. Notre reporter national regarde à la chambre 20 × 25 la France d’en bas. Constat fait en couleurs, au ras des ronds-points et des rues bichonnées. Tonique, étonnamment optimiste, avec l’arrière-goût acide de la vérité. BNF François-Mitterrand, Quai François-Mauriac (XIIIe ), ­jusqu’au 9 janvier.

Ellen Kooi. Première grande exposition en France de cette jeune photographe néerlandaise, qui donne aux paysages à l’ordre si néerlandais une qualité féerique. Un peu de fraîcheur ! Ouf ! Institut néerlandais, 121, rue de Lille (VIIe ), jusqu’au 22 décembre.

Le Bal. Créé par l’association des Amis de Magnum, ce nouveau lieu dédié à l’image documentaire suscite le buzz pour son exposition inaugurale, actuelle et fine mouche. 6, impasse de La Défense (XVIIIe ).

Dieter Appelt. Avec Finow-Cinema Metric Space, Dieter Appelt envahit les murs de ses amis Alain et ­Françoise Paviot. Tableau photographique Kreuzweg. Séries anciennes jamais présentées à Paris dans leur ensemble (Erinnerungsspur). Et images de Hanna Appelt. Galerie Françoise Paviot, 57, rue Sainte-Anne (IIe ), jusqu’au 27 novembre.

Steidl – Quand la photo devient livre. « De Robert Frank à Karl ­Lagerfeld » est le propos de cet hommage (très attendu) au grand éditeur Gerhard Steidl et à sa maison fondée en 1972. La Monnaie de Paris, 11, quai de Conti (VIe ), du 9 novembre au 19 décembre.

Un mois en position « Off »

Avec 100 expos, 10 parcours dans les dix quartiers de Paris, toutes les galeries et instituts culturels zooment sur la photo. Hors cadre, quelques initiatives à ne pas manquer (Rens. : www.moisdelaphoto-off.org). Rue de ­Bretagne, une installation parcours de Dominique Bouchard effeuille au long des vitrines de la rue les jeux de mots et d’images pour signaler autrement leur fonction : millefeuille, portefeuille… Le 28 novembre, les clubs des studios photos parisiens dévoilent l’envers de la photo de mode : démonstrations, formation, ateliers. Les artistes de l’ouvrage collectif « Street Photography Now », publié par Thames & Hudson, exposent les photos extraites du livre dans les vitrines de commerçants des rues Beaurepaire, Yves-Toudic, Marseille, Legouvé, des Vinaigriers… (Xe).

L’ Europe centrale à Paris Photo

 

Marina Abramovic, star de la performance d'origine serbe : «Portrait with Firewood», 2009. (Crédits : Courtesy beaumont Public Gallery / Luxembourg)
Marina Abramovic, star de la performance d’origine serbe : «Portrait with Firewood», 2009.

L’Europe centrale s’expose à Paris Photo 2010, du 18 au 21 novembre au Carrousel du ­Louvre. Avec plus de 90 artistes ­hongrois, polonais, slovaques, slovènes et tchèques représentés par un tiers des galeries participantes, ce salon révèle un panorama qui va des avant-gardes historiques des années 1920-30 aux pratiques contemporaines . (Le Figaro-03.11.2010.)

Informations sur www.parisphoto.fr

Professionnels et amateurs se donnent rendez-vous au Salon de la Photo

 

Du 4 au 8 novembre, le Salon de la Photo s’installe à Porte de Versailles. Au programme : rencontres avec des professionnels de l’image, expos, débats, démonstrations des dernières innovations, ateliers pratiques et stand de vente pour s’équiper à la veille des fêtes !

**Le kit du photographe

«Itinérances photographiques» propose des balades dans Paris en compagnie d'un professeur (DR).
«Itinérances photographiques» propose des balades dans Paris en compagnie d’un professeur (DR).

A l’occasion du Mois de la Photo, le Figaroscope a sélectionné pour vous les meilleurs librairies et cours de photo de la capitale. Sans oublier un zoom sur nos appareils coups de coeur !

coeur- Où apprendre : les meilleurs plans

Ils ont développé une bonne idée. Les créateurs de « Je veux être photographe » proposent des cours en groupes restreints dirigés par des professionnels. « Profondeur de champ », « Paris à la Doisneau », « Revoir ses classiques » : différentes thématiques sont abordées (18, rue de Savoie, VIe. www.jeveuxetrephotographe.com ­­­À partir de 85 € les 4 heures de cours niveau débutant).

Itinérances photographiques doit son succès à ses balades-créatives dans la capitale. Main dans la main avec son prof, direction Montmartre, la Butte-aux-Cailles ou la Villette. Avec une pensée pour les adeptes des appareils compacts et les ados, qui ont leur propre stage (www.itinerancesphoto.org. Atelier : 150 €. Balade de 2 jours : 250 €).

Pour respirer au grand air tout en apprenant, autant s’éloigner de quelques kilomètres. Le temps d’un week-end ou d’une semaine, N1Photos propose des formations-randos « nature » et « paysages » en pleine campagne. Programme à la carte sur www.n1photos.com.

À noter aussi : l’initiative du Kitchen Studio, qui décline l’univers de la photographie culinaire. Deux ateliers seront ouverts les 5 et 6 novembre prochains à Boulogne ­(Tél. : 01 70 74 41 10. www.­kitchenstudio.fr).

La nouvelle agence Happytime recommande pour sa part des ­studios à ceux qui souhaiteraient poser devant l’objectif. ­BeCool ­Models (13 bis, av. Philippe-Auguste, XIe , tél. : 01 43 72 42 61) et ­Happydays Studio (1, rue Lemercier, XVIIe , tél. : 01 55 30 05 35) ­offrent notamment cette possibilité. Le must restant bien sûr le plateau du Studio Harcourt, où l’on peut, le temps d’un cliché, se rêver star de cinéma (10, rue Jean-Goujon, VIIIe, prix sur demande).

Librairies : le meilleur de l’image

À la MEP, la sélection pointue de monographies et ouvrages de grands maîtres est enrichie par les catalogues d’exposition. 5-7, rue de Fourcy (IVe).

Au Jeu de Paume, hormis bien sûr les catalogues, une grande ­richesse d’éditions internationales sur l’image, la vidéo, l’art ­Internet. À piocher aussi des DVD de cinéma d’art et essai. 1, pl. de la Concorde (VIIIe).

La Chambre Claire, la référence pour l’histoire de la photographie, les monographies et reportages. 14, rue Saint-Sulpice (VIe).

 

Modèle de Maurizio Gallante photographié par Francesco Scavullo, 1993. En vente chez 107 Rivoli.
Modèle de Maurizio Gallante photographié par Francesco Scavullo, 1993. En vente chez 107 Rivoli.

 

Au 107 Rivoli, au Musée des arts déco, se côtoient objets et beaux livres, principalement axés sur la mode. 107, rue de Rivoli (Ier).

À la Fnac Montparnasse, un large choix de bonnes références à tous les prix et d’outils multimédias. 136, rue de Rennes (VIe).

À la Librairie 7L, une sélection de livres-bijoux d’art, mode et ­architecture. 7, rue de Lille (VIIe).

Pratique : le bon matériel dans le collimateur

 

Immortaliser des souvenirs, une silhouette, un paysage, sa visite d’une expo ou un concert de rock suppose un équipement à la pointe. Parmi les nouveautés, Le Figaroscope a flashé sur quatre modèles que voici.

 

Lomo Diana F
Lomo Diana F

 

1. Le plus vintage. Le rouge, le bleu, le jaune et le noir : un arc-en-ciel psychédélique renaît sur pellicule grâce au Lomography Diana F + – édition limitée (en vente dans les corners Fnac it, Collection Vintage Lovers). 90 €.

2. Le plus design. Un capteur de 14,2 millions de pixels combiné aux performances d’un compact font du Sony Nex-5 non seulement l’appareil photo hybride le plus efficace du marché (avec objectifs interchangeables), mais aussi le plus looké. Son boîtier en magnésium, version argent, le transforme en objet de luxe. À partir de 600 €.

3. Le plus fun. Poids plume mais diaboliquement amusant, le Fuji Finepix Real 3D W3 est le premier appareil photo numérique 3D au monde. Les images et vidéos s’affichent directement sur l’écran LCD et plus besoin de lunettes pour s’y croire. Un délire relief nature ! 449 € .

4. Le plus polyvalent. Pour leurs repérages, les réalisateurs de cinéma ne jurent plus que par lui. Maintes fois primé depuis sa sortie en septembre, le Canon Powershot G12 se veut ergonomique, puissant (capteur 10 millions de pixels), rapide et ultrasensible (la lumière tamisée ne lui fait pas peur). Ultime point fort : la vidéo en HD. 549 €.

Insolite : la caverne d’Ali Baba aux Gobelins

 

 

Photo Ciné Gobelins (DR)
Photo Ciné Gobelins (DR)

 

C’est un invraisemblable capharnaüm figé dans le temps, derrière sa vitrine poussiéreuse. Depuis trente ans, Vu-Dinh Ahnh, 71 ans, et sa femme, Nguyet, 59 ans, rachètent stocks et faillites et revendent tout ce qui touche à l’argentique. Le couple vietnamien se tient dans le petit mètre carré de libre au pied d’une montagne d’appareils, de sacs, de trépieds, d’optiques, de pellicules et autres objets indéterminés. La concurrence du numérique diminue l’affluence des amateurs dans ce repaire photo. Avec la faillite de Polaroid, le rush est aujourd’hui sur ses appareils (60 €, le 670 De Luxe) et surtout les pellicules introuvables (au moins 30 € pièce). Le plus cher des boîtiers monte à 500 € (un Nikon FM2). Les optiques grimpent jusqu’à 600 € (en 2/24 ou en 1,8/85). Les amateurs comprendront. (Le Figaro-03.11.2010.)

Photo Ciné Gobelins, 72, avenue des Gobelins (XIIIe). Tous les jours de 9 h 30 à 19 h 30.

**Géographie des galeries parisiennes pour le Mois de la photo

Parallèlement à Paris Photo 2010 , les événements se multiplient dans les galeries parisiennes, où la photo est défendue par de vrais passionnés. Notre sélection.

coeur-Un peu excentré, mais pas si loin de la Fondation Cartier, Camera ­obscura (268, bd Raspail, XIVe ) est synonyme d’amour fou pour la photo (Michael Kenna, Marc Riboud, Willy Ronis, Sabine Weiss). Après Sarah Moon, place cette année à la poésie Saul Leiter, jusqu’au 23 décembre, en partenariat avec la galerie Howard Greenberg (New York) et la Maison européenne de la photographie.

Entre conscience politique et présence aiguë au monde, la Galerie du jour (44, rue Quincampoix, IVe) ressemble à Agnès b, icône de la mode et héroïne bobo que l’art torture avec délice. En pleine polémique Larry Clark, elle fait fort avec « 3 + 1 ». « 3 » pour Dash Snow, Harmony Korine et Ryan McGinley. « 1 », pour Agnès b et ses vidéos.

Jusqu’au 11 décembre, Michael ­Ackerman revient à la galerie Vu (58, rue Saint-Lazare, IXe), royaume d’Anders Petersen et Lars Tunbjörk entre autres. Half Life est son troisième opus, après End Time City (1999), déambulation hallucinée à Bénarès, puis Fiction (2001), suite d’images exécutées entre New York et l’Europe.

De Martin Parr à Depardon (« Manhattan Out – Correspon­dance new-yorkaise », jusqu’au 8 janvier), de Capa à Joseph Koudelka, la liste est longue des ­vétérans de l’objectif défendus par cette galerie Magnum (13, rue de L’Abbaye, VIe ).

Luxe, calme et volupté, jusqu’au 11 décembre à la galerie Karsten ­Greve (5, rue Debelleyme, IIIe) avec l’Américaine Sally Mann, esthète du temps suspendu, des années 1990 (Deep South, 1996-1998) à nos jours (Battlefields, 2000-2002, Faces 2004 et Proud Flesh, 2004-2009).

Photographes et plasticiens russes ont rendez-vous galerie Taïss, nouvelle halte trilingue du Marais (14, rue Debelleyme, IIIe).

Prêtresse de la photo, Agathe Gaillard (8, rue du Pont-Louis-Philippe, IVe), spécialiste des figures historiques (Boubat, Cartier-Bresson) défend avec vigueur les talents actuels ­(Patricia de Gorostarzu, Thierry ­Girard et Jean-Philippe Charbonnier, jusqu’au 6 décembre).

 

«Contact Peint original, Muhammad Ali» par William Klein, 2010 (Crédits : Courtesy Polka Galerie)
«Contact Peint original, Muhammad Ali» par William Klein, 2010

Ouverte par Alain Genestar et ses enfants, la jeune galerie Polka (12, rue Saint-Gilles, III e) met à l’honneur mode et reportage. Après Peter ­Lindbergh, les captures d’écran de William Klein extraites de son film sur Mohammed Ali, du 19 novembre au 19 février.

Henri Foucault s’installe jusqu’au 4 décembre à la galerie du découvreur Baudoin Lebon avec son « Monde parfait » (38, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, IVe ), un jeu sur la représentation du corps.

Jolie figure de l’art contemporain, Magda Danysz (78, rue Amelot, XIe ) se range du côté d’Erwin Olaf, Néerlandais sophistiqué et mélancolique. Nouvelle série dans l’univers feutré de chambres d’hôtel (jusqu’au 20 novembre).

La galerie Blumann (4, place des ­Vosges, IVe ) accroche, jusqu’au 15 janvier, les clichés de la scène musicale française des années 1980 vue par Pierre Terrasson.

La galerie Lucie Weill &Seligmann (4-6, rue Bonaparte, VIe) développe son département photographie contemporaine. On y voit les nouvelles abstractions et vues de Berlin du Californien Ralph Gibson jusqu’au 10 décembre. (Le Figaro-02.11.2010.)

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**Larry Clark relance les débats sur les limites de l’art

Ses photos sur les dérives de l’adolescence au Musée d’art moderne de la Ville de Paris pourraient-elles tomber sous le coup de la loi? Alors que la judiciarisation gagne la vie artistique, la Mairie a décidé de limiter le risque.  

coeur-L’art est-il un continent à part, un domaine imaginaire où la liberté d’expression peut tout permettre, tout représenter, tout discuter? Le débat n’est pas nouveau, oscillant de la libéralisation à la répression selon les époques, les artistes et les supports de leurs œuvres. L’interdiction aux moins de 18 ans de l’exposition des photos de Larry Clark est une première spectaculaire dans un musée français. Et un paradoxe. Cette décision émane de la Mairie de Paris, qui a pourtant programmé cette rétrospective dans son Musée d’art moderne, selon un principe de précaution appliqué in extremis. Cette mesure scandalise les partisans d’une «exception culturelle» qui dénoncent l’application trop littérale du Code pénal à l’art, outsider anticonformiste et perturbateur, depuis Les Fleurs du mal , de Baudelaire (1857), jusqu’à La Petite, de Louis Malle (1978). Le débat sur l’art et la loi repart ainsi de plus belle, six mois après le non-lieu prononcé en appel dans l’affaire de l’exposition «Présumés innocents» au CAPC de Bordeaux.

En interdisant aux mineurs la rétrospective très crue du photographe américain consacrée aux adolescents et à leur sexualité, la Mairie de Paris crée un cas d’école juridique qui laisse perplexes juristes et commissaires d’exposition. «En anticipant une éventuelle plainte d’une association, leMusée d’art moderne de la Ville de Paris envoie un signal d’autocensure à toutes les institutions, crée une sorte d’autojurisprudence, allume un feu rouge qui chagrine le défenseur de la liberté d’expression, l’amateur d’art et le père de famille que je suis», plaide l’avocat Emmanuel Pierrat, qui a défendu les deux commissaires de l’exposition «Présumés innocents». D’autres de ses confrères, consultés confidentiellement par la Mairie de Paris, trouvent au contraire la mesure sage au vu du précédent de Bordeaux: une longue instruction de dix ans et une procédure de trois ans qui risque d’aller en cassation. La Mairie de Paris s’est mise aux abonnés absents. Seul l’artiste fulmine ouvertement «contre cette décision stupide qui est une insulte aux adolescents et à leur vie». L’art et la justice sont désormais liés pour un nouveau débat de fond sur notre société.

Impact visuel démultiplié

«De ses clichés noir et blanc du début des années 1960 aux longs-métrages qu’il réalise depuis 1995 tels que «Kids» (1995), «Bully» (2001) ou «Ken Park» (2002), Larry Clark, internationalement reconnu pour son travail, traduit sans concession la perte de repères et les dérives de l’adolescence, se contente de dire le communiqué de l’exposition en ligne sur le site de la Mairie de Paris. Des skateboarders de New York au ghetto latino de Los Angeles, Larry Clark révèle, dans ses séries photographiques des années 1990 et 2000, le quotidien d’adolescents en quête d’eux-mêmes, expérimentant drogues, sexe et armes à feu.» Adolescent contemplant son érection, adolescente offrant son sexe à deux garçons, couples, si jeunes, à l’œuvre face à l’objectif du photographe, jeu de rôle avec simulacre de pendaison d’un très jeune garçon en une série de tirages accrochée en séquence sur tout un mur… L’euphémisme du texte prépare peu le spectateur à ce qu’il va voir à partir de demain. S’il a la majorité légale, après vérification à la billetterie du musée.

Les photographies de la série «Tulsa», considérées comme des «témoignages historiques sur l’Amérique des années 1970», ont déjà été exposées dans de grands musées comme le Whitney Museum, à New York, ou la MEP, à Paris. Et dans des galeries d’art: à New York chez la toute puissante Luhring Augustine et, à Paris, chez Kamel Mennour, en 2002 et en 2007, avec les précautions d’usage (vitrines aveugles et cartels). «Et sans incidents», souligne Julie Jacob, l’avocate du galeriste parisien. La Tate Modern vient d’en inclure deux, bien plus soft, dans «Exposed. Voyeurism, Surveillance and the Camera» à l’angle plus distancié. Leur impact visuel, il est vrai, est démultiplié sur les cimaises du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, d’où le malaise sensible à deux jours du vernissage.

Les photographies de Larry Clark témoignent de «son empathie» avec les «teenagers à la dérive», souligne Fabrice Hergott, directeur du musée et commissaire général, qui a pris la décision d’interdiction aux moins de 18 ans avec ses autorités de tutelle. Les photos sont choquantes comme la réalité qu’elles captent, soulignent les partisans de la liberté d’expression. Pour nombre de spectateurs, elles sont choquantes tout court.

«Larry Clark. Kiss the Past Hello» du 8 octobre au 2 janvier, Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

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Ce que dit la loi 

 

Deux articles du Code pénal peuvent être invoqués lorsqu’une œuvre heurte les bonnes mœurs. Leur interprétation renvoie à l’esprit des lois et les débats établissent la jurisprudence, explique l’avocat Emmanuel Pierrat.

L’article 227-24 considère comme un délit «le fait de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent ou pornographique de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine (…) susceptible d’être vu ou perçu par un mineur». La peine encourue est de trois ans d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende. Cet article a remplacé en 1994 «l’outrage aux bonnes mœurs» à la terminologie jugée trop XIXe. Le mineur est ainsi protégé en tant que spectateur.

L’article 227-3 considère comme un délit «toute image pédo-pornographique» , mettant en scène des mineurs dans une attitude jugée pornographique, quel que soit le support, le lieu ou l’âge du public. Ce texte «assez flou», selon Emmanuel Pierrat, est une innovation du Code pénal en 1994 pour lutter contre la pédophilie sur Internet. Le mineur est ainsi protégé en tant qu’acteur.

 


 Objets de scandale Du tableau Le Rapt de Christian van Couwenberg aux clichés de Zucca, certaines oeuvres ont fait l’objet de polémiques.1999 – Holy Virgin Mary de Chris OfiliL’exposition «Sensation» révéla la YBA (Young British Artists) Generation à Londres à la Royal Academy of Arts en 1997. Parmi ces futures stars de la scène anglaise, outre Damien Hirst, Chris Ofili né à Manchester en 1968. Il puisa dans sa culture catholique et son héritage nigérian un art provocateur et obtint leTurner Prize en 1998. Sa Holy Virgin Mary, peau noire d’une Africaine comme une déesse pop, est entourée de bulles avec des sexes féminins découpés dans des revues exploitant la femme noire («blaxploitation»). Elle repose, comme tous ses tableaux, sur une fiente d’éléphant. Quand l’œuvre fut exposée au Musée de Brooklyn en 1999, le maire de New York, Rudolph Giuliani menaça de couper les 7 millions de dollars de subvention et ferrailla sur les libertés publiques avec Hillary Clinton (elle gagna). La toile est finalement restée, sous bonne garde après qu’un visiteur l’eut maculée de peinture blanche. Aujourd’hui, propriété du collectionneur tasmanien David Walsh, elle a été montrée au printemps à Londres, à la Tate Britain. Sans incident.2002 – Rose Bonbon de Nicolas Jones-GorlinScandale à la rentrée littéraire 2002. Nicolas Jones-Gorlin s’est glissé dans la peau d’un pédophile pour son roman Rose bonbon (Gallimard). Louis Skorecki, journaliste de Libération , met en scène un serial killer pédophile, dans Il entrerait dans la légende (Léo Scheer). L’association Promouvoir, proche de la mouvance de Bruno Maigret, porte plainte contre Louis Skorecki, défendu par l’avocat Emmanuel Pierrat. Le romancier est condamné à six mois de prison avec sursis en première instance à Carpentras, puis relaxé en appel et l’association condamnée aux frais de justice. Après les plaintes déposées par les associations L’Enfant bleu et la Fondation pour l’enfance, après une lettre recommandée du ministère de l’Intérieur invoquant l’article 14 de la loi du 16 juillet 1949 concernant «les publications de toute nature présentant un danger pour la jeunesse en raison de leur caractère licencieux ou pornographique, ou de la place faite au crime ou à la violence», l’affaire Rose bonbon se solde par une absence de poursuites, les excuses publiques de l’éditeur et la mise sous blister sombre du livre, qui n’est pas interdit.2008 – Les Parisiens pendant l’Occupation Photographies d’André ZuccaEn 2008, 250 clichés des Parisiens pendant l’Occupation et à la Libération déclenchaient une polémique. En ouverture de l’exposition à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, un encart très discret rappelait pourtant que le photographe André Zucca avait «choisi un regard qui ne montre rien, ou si peu, de la réalité de l’Occupation et de ses aspects dramatiques». Cet avertissement relevait de l’euphémisme. Correspondant de guerre, présent en Carélie lors de la guerre russo-finlandaise de 1940 pour le compte de Paris Match, L’Illustration et France-Soir, André Zucca avait été «réquisitionné» par les autorités allemandes pour réaliser des clichés destinés au magazine nazi Signal. Il était le seul photographe à bénéficier ainsi de films couleurs. La Mairie de Paris a décidé, après coup, le retrait des affiches annonçant l’exposition.

2009 – Le Rapt de la négresse de Christian van Couwenberg

Au Musée des beaux-arts de Strasbourg, un cartel inhabituel met en garde le public contre le tableau Scène de mœurs , dit Le Rapt de la négresse peint par Christian van Couwenberg en 1632. Si le musée expose le petit maître de Delft, il ne cautionne pas l’interprétation d’une toile qui peut être jugée complaisante et raciste. La directrice des Musées de Strasbourg, Joëlle Pijaudier-Cabot, met pareillement en garde le public familial du Musée Tomi Ungerer contre ses contes de Grimm revus sur un mode érotique et sa série de dessins sadomaso très explicites. Si les enfants rentrent dans ces pièces isolées, prévient-elle, c’est sous la responsabilité de leurs parents.

Deux ouvrages d’Emmanuel Pierrat: Le Sexe et la loi (La Musardine), Le Livre noir de la censure (Seuil).

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Auteur: M.NIAR

niar

Profil – About me

Un citoyen du monde. né à Nédroma..Algérie.. marié et père de 5 enfants. ancien chroniqueur..éditorialiste..rédacteur en chef.(hebdomadaire socio-culturel) de formation bilingue:français-arabe études sup.socio.et littér.française stage de formation à l'institut du journalisme ancien scout et enseignant une vie riche en événements, avec des hauts et des bas, comme beaucoup de gens de ce monde. Au cours de ma vie, j'ai toujours essayé d'être vrai et juste le plus possible . xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx A citizen of the world - born in Algeria Nédroma .. Married and father of 5 children. former columnist...editor. (weekly socio-cultural) training bilingual French-Arabic studies sup.socio.et littér.française training course at the Institute of Journalism and former scout teacher . a rich life events, with ups and downs, like many people of this world. During my life I have always tried to be true and right much as possible.
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